Charles de Cervon, Seigneur des Arcis, est gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi sous Henri IV, puis Louis XIII. Il y fréquente alors la cour. Chevalier de l’ordre de Saint-Michel, Il participe avec ardeur aux guerres de religion qui se prolongent en Mayenne jusqu’à la proclamation de l’édit de Nantes (1598). A la suite de cette période troublée, les seigneurs réalisent des travaux de fortification.
Le retour de la paix incite Charles de Cervon à reconstruire son château : Le château des Arcis évoquait l’architecture médiévale fortifiée avec ses douves maçonnées et ses ponts levis, mais aussi le raffinement classique des édifices renaissants, avec ses grands toits en ardoise, ses corniches et entourages de fenêtres en tuffeau. A côté se dresse un « Bâtiment des Servitudes », flanqué d’un colombier. Au rez-de-chaussée se situent les écuries, une grande salle sous charpente en coque de bateau renversée abrite la troupe de Charles de Cervon. Des jardins typiques de l’époque, montés sur la « queue » d’un étang, sont centrés sur la façade arrière de l’édifice
Au début du XIXème siècle, ses propriétaires de retour d’immigration le mettront au goût du jour en supprimant les ponts levis et murs défensifs, en construisant une petite orangerie et une maison du jardinier, et un jardin anglais à l’avant du château. L’étang est asséché, les jardins renaissance abandonnés.
Quand les nouveaux propriétaires acquièrent les Arcis en 2003, le jardin anglais a disparu. Ils mènent une restauration de l’ensemble des bâtiments, remettent en eau l’étang, restituent les jardins renaissance.
Le château et ses communs constitue l’ancrage historique et architectural de son parc (label jardin remarquable). Si l’intérieur du château ne se visite pas, sa silhouette, ses reflets dans les douves et l’étang rythment la promenade. Au fil des allées, le long des canaux et des rives de l’étang, dans le jardin d’agrément, l’ile labyrinthe, la roseraie, le visiteur ressent l’harmonie d’un parc où architecture et histoire, nature et paysages dialoguent en permanence.
