L’église Notre-Dame-de-l’Assomption se distingue par la juxtaposition de deux ensembles architecturaux : une partie romane au nord et une extension gothique flamboyante au sud. Elle est dominée par un clocher austère datant du XVIe siècle.
La partie romane comprend une nef unique, prolongée par un chœur formé d’une travée droite et d’une abside en hémicycle. La nef témoigne de deux campagnes de construction. Une première nef, probablement édifiée au XIe siècle, est signalée par ses contreforts plats et par deux petites fenêtres à linteau échancré. Elle a été surélevée au XIIe siècle, au moment de la construction du chœur ; deux fenêtres de cette période subsistent sur le mur nord.
Le chœur doit toutefois être examiné avec prudence. Une restauration menée de 1876 à 1878 a profondément modifié cette partie de l’église et lui a fait perdre une part importante de son authenticité. L’abside a été presque entièrement reprise, notamment ses voûtes, ses chapiteaux et ses fenêtres. La travée droite conserve néanmoins une intéressante voûte d’ogives, dont les branches sont ornées de deux rangs de bâtons brisés encadrant un tore. Plusieurs chapiteaux présentent encore un décor de masques et de feuilles plates se retournant en volutes aux angles. Ces éléments permettent de dater cette partie du milieu du XIIe siècle. Des déformations importantes affectent les voûtes, en particulier à la jonction de l’abside et de la travée droite.
Au XVIe siècle, une vaste chapelle de deux travées a été construite au sud, doublant partiellement l’église. La première travée sert d’assise au clocher. Un cul-de-lampe porte la date de 1538. L’ensemble relève du gothique tardif, notamment par ses fenêtres à réseau flamboyant et par le décor sculpté des culs-de-lampe, dont l’un réunit un cep de vigne, un oiseau et un escargot. Achevé en 1553, le clocher rectangulaire est couronné de pinacles à crochets sur ses contreforts d’angle.