ÉGLISE SAINT JULIEN DE SAZOS

Informations

Coordonnées

, 65120 Sazos

Histoire

Le village relevait des seigneurs de VergĂšs, patrons et fondateurs de la paroisse de Sazos.
L’église romane est dĂ©diĂ©e Ă  saint Julien, elle est considĂ©rĂ©e par G. BALENCIE comme l’une des plus intĂ©ressantes du Lavedan. Elle possĂšde un beau tympan historiĂ© sous une corniche Ă  modillons. Les six colonnes Ă  base, Ă  griffes, sont surmontĂ©es de chapiteaux reprĂ©sentant des animaux mythologiques : centaure tirant Ă  l’arc sur un monstre, deux oiseaux, un sphinx affrontant un bouc
 Tympan avec Christ en majestĂ©, entourĂ© des quatre ÉvangĂ©listes. Il est proche de celui de Luz-Saint-Sauveur. Malheureusement, il se trouve derriĂšre un auvent-abri relativement moderne et la porte est souvent fermĂ©e Ă  clef, mĂȘme le dimanche. Sous cet abri sont scellĂ©es quelques pierres tombales des XVIIIĂšme et XIXĂšme siĂšcles. Le clocher-tour du XVIĂšme siĂšcle percĂ© de deux hautes baies, dont une partie de la base a Ă©tĂ© murĂ©e, possĂšde un toit d’ardoise quadrangulaire surmontĂ© d’un insolite clocheton, genre chimboulet. Ce clocher abrite trois cloches sur les cinq initiales mentionnĂ©es dans un rapport Ă©piscopal. La plus petite vue de la rue, Ă  gauche, est datĂ©e 1871. Elle remplace l’ancienne cloche fĂȘlĂ©e. La seconde, vue Ă  droite, provient de la fonte de deux anciennes cloches en 1869. Elles viennent de la fonderie Ursulin Dencausse de Tarbes, comme la plus petite Ă  l’arriĂšre qui est aussi de 1869. Le chevet est consolidĂ© par trois contreforts plats qui montent jusqu’à la corniche supportĂ©e par de frustes modillons sculptĂ©s. Le contrefort du milieu est Ă©largi Ă  mi-chemin pour laisser la place Ă  une fenĂȘtre. Sur la façade sud, prĂ©sence d’une fenĂȘtre gĂ©minĂ©e sans sa colonnette mĂ©diane, d’un enfeu du seiziĂšme siĂšcle (niche funĂ©raire) avec un sarcophage dĂ©corĂ© de sculptures. On imagine qu’il servait aux prĂȘtres de l’église. Nous avons une date sure 1637, ensevelissement de Bernard LAYRÉ, prĂȘtre. On peut penser que le tombeau avait servi avant. Profitez de votre visite pour saluer Notre-Dame des Bergers sur la colline. Jadis, point de rassemblement de bergers, au dĂ©part et au retour des transhumances.
À l’intĂ©rieur, les peintures murales du XVIĂšme reprĂ©sentent d’un cĂŽtĂ© de la nef, Adam et Ève sĂ©parĂ©s par l’arbre de la tentation et de l’autre, saint Georges sur son cheval, terrassant le dragon de sa lance. Ces fresques sont apparues lors de la restauration de l’église en 1999. Dans la chapelle de droite, les fresque sont du XIXĂšme siĂšcle. En fait, toute l’église Ă©tait couverte de peintures murales. On en retrouve des traces un peu partout, dont autour des fonts baptismaux. Les tribunes superposĂ©es sont visibles de chaque cĂŽtĂ© de la nef, comme au pays basque. L’abside en cul-de-four abrite un retable avec tabernacle (proche de celui de Grust) du XVIIIĂšme attribuĂ©s Ă  l’atelier Soustre. La date, 1717 et Soustre sont mentionnĂ©s sur le tabernacle.
Le retable prĂ©sente l’Assomption de la Vierge encadrĂ©e par les statues en bois dorĂ©es de saint Julien et de saint SĂ©bastien. L’ancien maĂźtre-autel tombeau en bois a Ă©tĂ© remplacĂ© en 1900, par un autel en bĂ©ton. Le centre du tabernacle en bois dorĂ©, surmontĂ© d’un dais, reprĂ©sente JĂ©sus sur la croix surmontĂ© de Dieu le PĂšre bĂ©nissant de la main droite et tenant le monde de la gauche. Il est encadrĂ© par Marie et Jean. Les panneaux latĂ©raux reprĂ©sentent la passion du Christ : celui de droite, JĂ©sus au jardin des oliviers et celui de gauche, JĂ©sus devant Pilate. Les fonts baptismaux Ă  moitiĂ© encastrĂ©s, constituĂ©s d’une cuve romane, sont recouverts d’une armoire conique en bois du XVIIIĂšme siĂšcle, comme Ă  l’église de Grust. La sacristie a Ă©tĂ© accolĂ©e Ă  la chapelle nord au XIXĂšme siĂšcle. Elle renferme un beau mobilier XVIIIĂšme siĂšcle, dont une armoire Ă  chasubles.

L’église est ouverte par la mairie les mercredis aprĂšs-midi.

Sources : www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr

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