Saint-Pierre des Tripiers est un village du causse Méjean dont l’histoire témoigne de l’occupation ancienne et de l’évolution des communautés agricoles de la région. De nombreuses traces archéologiques attestent une exploitation humaine du territoire dès les premiers siècles de notre ère.
Après une période de déclin durant le Haut Moyen Âge, la prospérité revient autour de l’an Mil. Les terres laissées à l’abandon sont alors défrichées, tandis que l’accroissement démographique favorise le développement de nouvelles localités sur le causse. La construction de l’église et du prieuré, à partir du XIIe siècle, puis leur agrandissement, témoignent de cet essor. Le prieuré correspond ici aux bâtiments associés à l’église.
Le village portait à l’origine le nom de Saint-Pierre des Essarts, en référence au verbe « essarter », qui signifie défricher. Selon le texte transmis, une méconnaissance de la langue d’Oc aurait conduit l’administration centrale à transformer ce nom en Saint-Pierre des Tripiers.
Le hameau conserve encore de nombreux bâtiments anciens. Il abrite également un orme de 28 mètres de haut, labellisé « Arbre Remarquable de France ».