Le monument aux morts de Joyeuse, est un monument célèbre en France, car qualifié de monument aux morts « pacifiste ».
La composition sculpturale « Ce qu’il nous reste » formant un groupe de deux personnages symbolisant la douleur et aussi le souvenir constant dû aux chers disparus … » ainsi s’exprimait Monsieur Gustave Jallès, maire de Joyeuse en 1923, à qui nous devons l’élévation de ce monument.
A Joyeuse, la douleur et le souvenir l’emportait sur la gloire et la victoire. Cette œuvre artistique réalisée par Gaston Dintrat, un sculpteur valentinois (auteur du monument aux morts de Senlis, inauguré en 1923 par le Président de la République Poincaré), représente un habitant de la montagne ardéchoise, solide, trapu, musclé, qui maintient contre lui sa femme, douloureuse et pensive, tenant en main le souvenir matériel de leur enfant. Ses traits, ses yeux, vont vers le fils, comme ceux du père. Non abattus, non résignés, mais songeurs.
Sa construction ne se fit pas sans difficulté; de nombreux compatriotes lui reprochant de ne pas exalter, comme il se devait, le patriotisme et la gloire, le sacrifice et la mort. Certains qualifièrent l’œuvre de pacifiste, voire d’antimilitariste.
Situé en bordure de la grande rue, face aux remparts, avec comme toile de fond une calade ombragée, la belle vallée de la Beaume et le majestueux mont du Tanargue, ce monument est aujourd’hui aimé de tous, remarqué et admiré non seulement des ardéchois mais de nombreux touristes qui traversent le village, certains venant spécialement à Joyeuse pour le photographier.
