Il s’agit de la deuxième porte de la ville (avec la porte de Jalès) qui a encore conservĂ© son aspect originel.
Enserrée dans le bâti, elle garde tout son caractère défensif.
La rampe d’accès Ă la rue st Anne a Ă©tĂ© construite en escalier au XIX° siècle ; le pavage en galets de rivière, qui date de cette Ă©poque est en excellent Ă©tat. Bien qu’aucun document ne l’atteste, on peut supposer que le nom de Saint Anne, dĂ©nommant la porte et la rue, sont un hommage Ă Anne de Joyeuse, après sa mort en 1587 Ă la bataille de Coutras.
Le long de la rue Sainte Anne, la grande bâtisse très ancienne, adossĂ©e aux remparts et mitoyenne de la porte Sainte Anne, qui autrefois cernaient le castrum, est appelĂ©e maison Ruelle du nom d’une famille qui y vĂ©cut longtemps.
Ce bâtiment comporte de vastes caves et écuries qui servirent de casernement à différentes époques.
Ă€ l’origine c’Ă©tait un corps de garde du château. Pendant la pĂ©riode tourmentĂ©e des guerres de religion, il y aura en permanence une garnison de soldats Ă Joyeuse.
En 1814, lorsque la France de NapolĂ©on fut vaincue par les alliĂ©s, un dĂ©tachement d’un rĂ©giment autrichien occupa ces lieux quelques mois, ce fut la dernière utilisation de ces lieux Ă une fin militaire.
La maison Ruelle Ă©tait le siège de l’ancienne poste sous l’ancien rĂ©gime, l’endroit oĂą officiait le MaĂ®tre de poste.





