Construite par la commune de Joyeuse au début du XIXème siècle elle rappelle l’importance économique majeure des soit à cette époque.
Dès le début du XVIIème Siècle la soie devint une activité économique en Ardèche, au cours des dix-huitième XVIIIème siècle cette activité se développa de façon remarquable et d’immenses fortunes virent le jour ; c’est bien dans la période 1825-1855 que la production séricicole connut son plus grand essor. A partir de 1830, et afin de faciliter la vente des soies, se créèrent des maisons de commission qui expédiaient la marchandise.
A Joyeuse, les jours de marchés, c’est là qu’étaient achetés les plus beaux grèges de l’Ardèche et du Gard.
C’est d’ailleurs le canton de Joyeuse qui arrivait largement en tête de la production de cocons de tous les cantons d’Ardèche avec 432 700 kilogrammes de cocons produits en 1846. (La production totale de l’Ardèche s’établissant en 1846 à 1 642 659 kilogrammes de cocons). Les transactions annuelles atteignaient à cette époque, sur Joyeuse sept à huit millions de francs (or) par an.
En 1831, le conseil municipal décidait la construction d’une salle pour le pesage de la soie, place de la Peyre, et il justifia sa décision par le revenu procuré à la commune par le pesage des soies
Ce projet nécessita l’acquisition et la destruction de plusieurs maisons ; la place de la Peyre se trouva ainsi agrandie (à peu près du double).
La crise de la sériciculture, à partir de 1853, amorça le déclin irrémédiable de cette activité, et bien qu’en 1909 le canton de Joyeuse produisait encore plus de 300 tonnes de cocons, l’utilité de la salle de pesage n’était plus de mise depuis plusieurs décennies.
Cette salle fut alors utilisée en salle des fêtes jusqu’à la fin des années 1980, et accueille les cours et activités sportives à ce jour.
