Maison Fernandel dit Villa « Les Mille Roses »

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La maison de Fernandel n'a jamais été ouvert au public.

Coordonnées

138 Avenue De Fernandel, 13012 Marseille 12e Arrondissement

Histoire

NĂ© Fernand-Joseph-DĂ©sirĂ© Contandin le 8 mai 1903 boulevard Chave Ă  Marseille, Fernandel fut l’une des figures les plus populaires du cinĂ©ma français pendant plusieurs dĂ©cennies. ComĂ©dien au physique inoubliable — il parlait lui-mĂŞme volontiers de sa « gueule de cheval » —, il sĂ©duisit plus de 200 millions de spectateurs Ă  travers des rĂ´les devenus emblĂ©matiques, de Don Camillo au Schpountz, sans oublier une carrière de chanteur ponctuĂ©e de tubes comme FĂ©licie aussi ou Ignace. Sa renommĂ©e dĂ©passa largement les frontières françaises, au point que le gĂ©nĂ©ral de Gaulle lui reconnut une cĂ©lĂ©britĂ© comparable Ă  la sienne.

Une demeure Ă  l’image de son Ă©poque

C’est en 1934 que l’artiste fait l’acquisition, dans le 12e arrondissement de Marseille, d’un domaine du XIXe siècle baptisĂ© « Les Mille Roses ». Il y fait construire une rĂ©sidence rĂ©solument moderne pour l’Ă©poque, reflet de son ascension sociale et de son attachement profond Ă  sa ville natale. La propriĂ©tĂ©, qui appartenait Ă©galement Ă  un ensemble de biens que Fernandel possĂ©dait dans les Bouches-du-RhĂ´ne — dont une rĂ©sidence Ă  Carry-le-Rouet —, devint le cadre de la vie intime et familiale de l’artiste. Son architecture tĂ©moignait du goĂ»t bourgeois de l’entre-deux-guerres et constituait un vĂ©ritable ancrage dans le tissu patrimonial marseillais.

La fin d’une lignĂ©e dans les murs familiaux

Après la disparition de Fernandel en 1971, la maison continua d’abriter sa famille pendant plusieurs dĂ©cennies. Franck, son fils, y rĂ©sidait encore dans une dĂ©pendance jusqu’Ă  son dĂ©cès en 2012, date Ă  partir de laquelle plus aucun membre de la famille ne vĂ©cut sur place. Le petit-fils, Vincent, avait quittĂ© les lieux depuis un moment dĂ©jĂ  lorsque la dĂ©cision de vendre fut finalement prise. Il exprima alors avec Ă©motion ce que reprĂ©sentait cette rupture : la maison Ă©tait devenue, Ă  ses yeux, la prolongation mĂŞme de son père, et y rester ou y revenir dĂ©passait les forces de la famille. La vente marqua ainsi la clĂ´ture d’une Ă©poque, le tournant d’une page.

Un patrimoine dispersé, une mémoire discrète

Après la cession de la propriĂ©tĂ©, les terrains furent divisĂ©s en plusieurs lots. En 2021, une crèche privĂ©e s’installa dans l’ancienne demeure, lui donnant une nouvelle vocation. Aujourd’hui, seuls quelques indices discrets rappellent le passage de l’artiste : l’avenue Fernandel, qui longe l’ancien domaine, et une rĂ©sidence voisine baptisĂ©e « FĂ©licie » par son promoteur, clin d’Ĺ“il malicieux Ă  la chanson la plus cĂ©lèbre du comĂ©dien.

Ă€ l’Ă©chelle de la ville, la mĂ©moire de Fernandel reste Ă©tonnamment peu valorisĂ©e : une modeste statue boulevard Chave, près de sa maison natale, constitue le principal hommage visible dans l’espace public. Un contraste saisissant avec Marignane, qui consacre un musĂ©e entier Ă  Raimu, autre figure tutĂ©laire du cinĂ©ma de Marcel Pagnol. Marseille n’a pas encore rendu Ă  son enfant prodige l’hommage Ă  la mesure de son rayonnement mondial.

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