La chapelle priorale de Croizé, située dans le département des Deux-Sèvres, est un vestige historique datant du XIIIe siècle. À partir de 1300, elle appartenait à l’ordre de Saint-Thomas-des-Croisés, une institution de chevalerie fondée par Richard Cœur de Lion vers 1190. Relevant du doyenné de Saint-André de Niort et de la paroisse de Sciecq, le prieuré a connu divers propriétaires au fil des siècles. À la fin du XVIe siècle, Agrippa d’Aubigné, baron de Surimeau, en prit possession. En 1608, Jacques Gastaud revendiqua la propriété de la chapelle auprès du pape pour soutenir l’Oratoire de Niort.
À l’époque de la Révolution française, une partie du domaine de Croizé fut acquise par Baugier, un bourgeois de Niort, transformant ultérieurement l’endroit en une ferme. Malgré ces changements de propriété, la chapelle romane du site demeure, témoignant de son passé riche en histoire. Sur sa façade occidentale, on peut admirer une crucifixion sculptée avec simplicité datant probablement du XIVe ou XVe siècle, prenant la forme d’un retable. À l’intérieur, un tombeau plat du XIIIe-XIVe siècle, potentiellement celui d’un membre de la famille Lucy, repose dans le dallage de la chapelle.
Richard de Lucy, une figure proche du roi Henri II d’Angleterre, joua un rôle controversé dans l’excommunication de Thomas Becket en 1166, événement marquant de l’histoire médiévale. Ainsi, la chapelle priorale de Croizé incarne un témoignage tangible de l’histoire mouvementée de la région, où se mêlent des éléments architecturaux anciens et des récits historiques fascinants.
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