Les maisons de vigne de La Foye-Monjault, dans le dĂ©partement des Deux-Sèvres, tĂ©moignent d’une pratique ancienne liĂ©e Ă la viticulture. Avant la crise du phylloxera, le vignoble de la rĂ©gion bĂ©nĂ©ficiait de l’utilisation du fumier du marais comme engrais. Les vignobles, parfois Ă©loignĂ©s des habitations, nĂ©cessitaient un entretien intensif, impliquant un personnel nombreux et du matĂ©riel spĂ©cifique.
Pour faciliter le travail dans les vignes, des maisonnettes appelĂ©es « cantines » ont Ă©tĂ© construites. Initialement modestement Ă©quipĂ©es, elles sont devenues au fil du temps plus confortables, avec des cheminĂ©es en pierres de taille, des caves munies d’escaliers en pierre, des citernes et parfois mĂŞme des cadrans solaires sur leur façade. Ces constructions permettaient aux travailleurs de se restaurer sur place voire de cuisiner, Ă©vitant ainsi des dĂ©placements frĂ©quents entre les vignes et les habitations.
Au dĂ©but des annĂ©es 2000, certaines de ces maisons de vigne ont Ă©tĂ© restaurĂ©es, prĂ©servant ainsi un pan de l’histoire viticole de la rĂ©gion. Elles reprĂ©sentent un tĂ©moignage architectural et social important, illustrant les conditions de travail des viticulteurs et l’organisation pratique de la viticulture dans la rĂ©gion des Deux-Sèvres. Ces bâtisses sont le reflet d’une Ă©poque oĂą la culture de la vigne Ă©tait au cĹ“ur de l’Ă©conomie locale et nĂ©cessitait des amĂ©nagements spĂ©cifiques pour rĂ©pondre aux besoins des travailleurs.








