L’aumônerie Saint-Jacques-de-La-Villedieu du Pont de Vau, située dans le département des Deux-Sèvres, trouve ses origines au début du XVe siècle, époque où Aimery de Magné, écuyer et seigneur de l’Isle et de Sainte-Néomaye, fit ériger une maison de ville en pierre dans le faubourg de la Villedieu du Pont de Vau, aujourd’hui La Crèche. Cette demeure servait de résidence temporaire à Aimery et ses serviteurs pour la gestion de ses affaires, tandis qu’il résidait le reste de l’année dans son château.
Dans un acte de générosité en 1438, Aimery de Magné légua sa maison de la Ville Dieu à une institution religieuse afin d’accueillir les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice, empruntant le chemin entre Cherveux et Celles-sur-Belle. Au cours de la Révolution française, cette demeure noble transformée en aumônerie fut vendue comme bien national.
Par la suite, l’aumônerie fut acquise par l’ADANE, marquant ainsi une nouvelle étape de son histoire. Implantée stratégiquement grâce au gué de Pairé facilitant le franchissement de la Sèvre Niortaise, cette structure a joué un rôle essentiel dans l’accueil des pèlerins et dans la vie de la communauté locale au fil des siècles.
L’aumônerie Saint-Jacques-de-La-Villedieu du Pont de Vau incarne ainsi un témoignage significatif de l’architecture médiévale et de la générosité des seigneurs locaux envers les voyageurs et les nécessiteux. Son histoire mouvementée reflète les bouleversements historiques qui ont marqué la région des Deux-Sèvres et souligne l’importance des édifices religieux dans la société d’autrefois.
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