La première citation de l’Ă©glise se trouve dans une bulle de confirmation des possessions du prieurĂ© clunisien de Saint-Orens d’Auch du pape Pascal II au prieur Roger de Montaut, en 1115.
L’existence de l’Ă©glise avant 1060 est probable si on la relie Ă une citation du transport du buste de saint Mamet Ă Nogaro pour une consĂ©cration solennelle Ă cette date.
La construction de ce prieurĂ© correspond Ă l’Ă©poque oĂą l’abbaye de Cluny organisait les chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Deux inscriptions de dĂ©dicaces du chĹ“ur Ă saint Mamet, le 22 septembre, et de la chapelle mĂ©ridionale Ă saint Jean l’ÉvangĂ©liste, saint Orens et sainte Foy, le 15 dĂ©cembre, dont les caractères utilisĂ©s sont d’une grande raretĂ© ont amenĂ© Paul Deschamps Ă les rattacher Ă l’Ă©poque carolingienne ou au dĂ©but du XIe siècle.
Il n’existe pas d’autres documents permettant de retracer les origines de cette Ă©glise. Son architecture peut cependant permettre de la dater en la comparant Ă des Ă©glises existantes mieux documentĂ©es.
L’Ă©glise du XIe siècle devait comprendre le chevet actuel avec son chĹ“ur et ses deux chapelles parallèles. Ceux-ci devaient se raccorder Ă un transept non saillant sur lequel arrivait la nef unique placĂ©e dans l’alignement du chĹ“ur et dont il ne subsiste plus aujourd’hui que les piliers.
Les murs romans de la nef ont été démolis quand il a été décidé de créer les collatéraux.
L’architecture de ces bas-cĂ´tĂ©s permet d’Ă©tablir que celui du Sud a Ă©tĂ© créé en reprenant des murs des bâtiments de l’ancien prieurĂ©. Celui situĂ© cĂ´tĂ© Nord a Ă©tĂ© construit après les guerres de religion, au XVIe siècle ou XVIIe siècle.
Le transept roman a été prolongé par une chapelle côté Nord et par la sacristie côté Sud.
Un des contreforts de la chapelle septentrionale porte la date de 1759.
Le couvrement de la nef centrale a Ă©tĂ© refait en 1883 par une fausse voĂ»te en plâtre pour remplacer un lambris. Le transept est couvert, au droit de chaque de chaque chapelle et du chĹ“ur, par trois coupoles ovoĂŻdes datant de 1884 et remplaçant une charpente. Un courrier de l’archevĂŞque d’Auch au prĂ©fet du Gers semble montrer que la chapelle septentrionale et la sacristie Ă©taient couvertes chacune d’une coupole qui ont Ă©tĂ© dĂ©molies en 1885. Les collatĂ©raux sont plafonnĂ©s.
L’Ă©glise est classĂ©e au titre des monuments historiques en 1972.
Ce qui a attirĂ© les historiens de l’art, c’est le plan original du chevet de l’Ă©glise. Il est en effet constituĂ© de trois Ă©lĂ©ments totalement sĂ©parĂ©s- chĹ“ur et chapelles latĂ©rales Ă©chelonnĂ©es. Chacun de ces Ă©lĂ©ments est constituĂ© d’une partie droite se terminant sur une abside semi-circulaire voĂ»tĂ©e en cul-de-four et placĂ© dans un massif rectangulaire.
Ce plan d’Ă©glise cloisonnĂ© a une origine orientale et s’est diffusĂ© en Occident pendant le Moyen Ă‚ge. Les cul-de-four existants ont Ă©tĂ© refaits maladroitement.
La voĂ»te de l’abside du chĹ“ur ne pourrait dater que de 1850.
Les fenĂŞtres qui l’Ă©claire ont dĂ» ĂŞtre faites Ă cette Ă©poque. En regardant le chevet, on s’aperçoit que les trois fenĂŞtre originelles, aujourd’hui bouchĂ©es, sont plus basses. L’abside Ă©tait donc plus Ă©crasĂ©e qu’actuellement. Cela permettait d’avoir une chambre au-dessus du chĹ“ur une grande salle Ă©clairĂ©e par trois fenĂŞtres.








