Roquelaure, ancien castelnau du Fezensac fondé par les Seigneurs de Roquelaure avant 1244, est un village rural du Gers, situé aux portes d’Auch.
Le village est bâti sur un rocher à l’abri d’un plateau calcaire : le plateau de la Cieutat (ou Sioutat) qui semble avoir été le lieu d’un oppidum (voir plus bas), remplacé plus tard par une villa gallo-romaine au côté de laquelle trônent un moulin à vent construit en 1756 et un château d’eau en 1964.
Après l’époque romaine, la rĂ©gion subit les invasions (Wisigoths, Francs, Vascons,…) jusqu’à la formation en 864 du duchĂ© de Gascogne avec l’installation de la Maison des Roquelaure dont le plus illustre descendant fĂ»t Antoine de Roquelaure (1544-1625).
C’est à Antoine que l’on doit le château de Roquelaure, forteresse importante si l’on en juge par les impressionnants vestiges : une tour de l’ancien château du XIIIème siècle aménagée en clocher, quelques tours d’angles fortement ta-lutées ; un puissant mur de clôture arc-bouté par de solides contreforts visible depuis la route menant à Peyrusse-Massas.
Ce type d’architecture caractéristique des enceintes bastionnées est un type de fortification dont on n’a aucun autre exemple dans le Gers.
En s’annexant Ă la commune d’Arcamont en 1952, Roquelaure acquiert un troisième château : le château d’Arcamont, une tour du XIII ou XIVème siècle dĂ©labrĂ©e par la tempĂŞte de 2003 et une petite Ă©glise dĂ©diĂ©e Ă Saint Blaise et surmontĂ©e d’un clocher mur (dont l’extĂ©rieur a Ă©tĂ© restaurĂ© par la municipalitĂ©).
A dĂ©couvrir aussi dans l’enceinte du château sur la place du village, l’Ă©glise dĂ©diĂ©e Ă Saint Loup. C’est un Ă©difice de style gothique qui possède une chapelle restaurĂ©e en 2002, classĂ©e au monuments historique et qui prĂ©sente un retable du XVIIème siècle et une mise au tombeau du XVIème siècle.
Ancien oppidum ((Ă voir notamment des mosaĂŻques, amphores… au MusĂ©e des AmĂ©rique — Auch) :
Les campagnes de fouilles successives ont fait apparaĂ®tre les vestiges d’une agglomĂ©ration appartenant Ă quatre phases d’occupation successives couvrant les pĂ©riodes protohistorique et antique.
L’emplacement de l’oppidum au cĹ“ur du rĂ©seau des voies reliant les provinces romaines de la Gaule, de la pĂ©ninsule IbĂ©rique et de l’Italie comme la quantitĂ© de fragments d’amphores utilisĂ©es pour le transport du vin le signalent comme un centre commercial important.
L’abandon du site semble coĂŻncider avec le dĂ©veloppement de la citĂ© d’Augusta Auscorum (= Auch).
A l’intĂ©rieur de nombreux tĂ©moignages des activitĂ©s quotidiennes ont Ă©tĂ© dĂ©couverts comme des graines carbonisĂ©es, des ossement d’animaux, de la cĂ©ramique, des fragments d’amphore Ă vin de Marseille ou de la vaisselle de luxe, d’origine grecque (latine).








