Tout visiteur peut s’étonner de la prĂ©sence de deux Ă©glises Ă près de 100 mètre l’une de l’autre pour une si petite commune : Pierrefitte-Nestalas et ce malgrĂ© la loi de sĂ©paration des Églises et de l’État. Il se trouve que l’industrialisation grandissante de ses activitĂ©s industrielles ont fait accroitre la population dans les annĂ©es 1950, l’église mĂ©diĂ©vale de Nestalas s’avĂ©rant trop petite et les travaux de restauration (et d’agrandissement) trop onĂ©reux et compliquĂ©s juridiquement (Ă©glise classĂ©), une nouvelle Ă©glise devenait urgente. L’obstacle de la loi de 1905 qui interdisait toute subvention Ă un culte, fut alors contournĂ© grâce Ă l’impulsion de l’abbĂ© Mericq, en faisant prĂ©valoir une ordonnance de 1937 du Conseil d’État. Celle-ci autorisait la participation de la commune Ă condition que le coĂ»t des travaux d’une construction d’une nouvelle Ă©glise ne dĂ©passe pas ceux des travaux de restauration de l’ancienne.
C’est ainsi que nous avons deux églises côté à côte, l’une propriété de la commune, l’autre propriété de l’évêché, gérée par une association diocésaine.
Cette Ă©glise cruciforme dĂ©diĂ©e Ă saint Pierre est rĂ©cente (1959-1960). Elle abrite l’ancien bĂ©nitier roman de Nestalas datĂ© du XIVème siècle sur l’inventaire MĂ©rimĂ©e (Ă vĂ©rifier). Ce dernier n’a toujours pas rĂ©intĂ©grĂ© son emplacement d’origine. L’indication « Sans Gasia de Lacasa me fecit » est le nom du sculpteur des deux personnages, deux Atlantes, qui soutiennent la vasque avec leurs Ă©paules. L’un a les bras allongĂ©s le long du corps avec les mains reposant sur les cuisses. La cuve et les personnages sont sculptĂ©s dans un seul bloc, la base ronde dans un autre. Ces deux blocs s’emboĂ®tent l’un dans l’autre. Le sujet, celui des Atlantes, est le mĂŞme que celui de l’église de Saint-Savin et celui de l’ancienne Ă©glise paroissiale de Lourdes qui se trouve au château fort, mais dans un piteux Ă©tat, car il est restĂ© Ă l’extĂ©rieur depuis son dĂ©placement de 1907.
Sources : www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr







