Petite Ă©glise romane dĂ©diĂ©e Ă saint Pierre. Elle est bien pauvre et de peu d’intĂ©rĂŞt par rapport aux Ă©glises romanes aux superbes retables baroques du Lavedan. Elle est bien la reprĂ©sentante du proverbe qui disait jadis : « QuĂ© baou mès esta crabè a Agos que curè Ă Viscos (Il vaut mieux ĂŞtre berger Ă Agos que curĂ© Ă Viscos) ». Clocher-mur Ă redents dont l’entrĂ©e est protĂ©gĂ©e par un regrettable abri surdimensionnĂ©. Il protège un chrisme simple de 94 cm, sur linteau semi-circulaire qui est prĂ©sentĂ© comme un soleil avec ses rayons. Il a la particularitĂ© d’avoir l’alpha sous forme de mandorle (amande). Les impostes des deux cĂ´tĂ©s de la porte reprĂ©sentent Ă gauche, un homme les bras ouverts sous deux oiseaux se faisant face et buvant dans un calice et Ă droite, le mĂŞme, mais sans les volatiles.
Ă€ l’intĂ©rieur : petit retable du XVIIIe siècle, une peinture du Christ en croix, encadrĂ© par deux apĂ´tres saint Pierre et saint Paul avec son Ă©pĂ©e. La toile mĂ©riterait d’ĂŞtre retendue. Petite histoire : au sommet du Viscos a Ă©tĂ© Ă©rigĂ©e une croix en fer forgĂ©. Elle fut montĂ©e pièce par pièce Ă dos de mulets et d’hommes en 1900. Elle commĂ©more la mort d’une bergère tuĂ©e par son bĂ©lier. Ă€ la recherche d’une brebis Ă©garĂ©e au bord d’un rocher, elle fut prĂ©cipitĂ©e dans le vide par le bĂ©lier du troupeau qui avait la mauvaise habitude de charger. Une messe fut alors cĂ©lĂ©brĂ©e lĂ -haut Ă sa mĂ©moire, par le curĂ© du village.
Sources : www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr







