Le bĂąti
LâĂ©glise paroissiale rurale Saint-Germain a Ă©tĂ© conçue selon un modĂšle nĂ©ogothique par Magloire Tournessac entre 1850 et 1853. Elle abrite des volumes intĂ©rieurs entiĂšrement dĂ©corĂ©s de peintures (1865-1870), rĂ©alisĂ©es par lâabbĂ© Bourigaud puis par François Dubois. L’Ă©glise a Ă©tĂ© inscrite aux Monuments historiques en septembre 2006.
Une église dédiée à Saint-Germain
Germain dâAuxerre, bien que moins cĂ©lĂšbre que son contemporain Martin de Tours, a profondĂ©ment marquĂ© lâhistoire du Ve siĂšcle. NĂ© en 378 au sein dâune famille aristocratique de Gaule, il Ă©tudie le droit Ă Autun et Ă Rome avant de devenir un avocat renommĂ©, puis gouverneur dâune rĂ©gion sâĂ©tendant jusquâen Armorique. Son leadership, dans un Empire romain dâOccident en dĂ©clin, retient lâattention de lâĂ©vĂȘque AmĂątre, qui le dĂ©signe comme successeur en 418.
Devenu Ă©vĂȘque sans lâavoir recherchĂ©, Germain incarne avec force les trois dimensions de la vie chrĂ©tienne : prĂȘtre par sa piĂ©tĂ©, prophĂšte par sa prĂ©dication inlassable de lâĂvangile, et roi par son action pour organiser la sociĂ©tĂ© selon les principes divins. Il fonde un monastĂšre pour sây recueillir, combat activement les hĂ©rĂ©sies comme le pĂ©lagianisme, et intervient en Grande-Bretagne pour soutenir les populations menacĂ©es, comme les Bretons face aux invasions pictes ou les Armoricains en rĂ©volte.
Il meurt Ă Ravenne en 448, lors dâune mission diplomatique, et son corps est ramenĂ© Ă Auxerre, oĂč il repose dans lâabbaye qui porte dĂ©sormais son nom. Son parcours, marquĂ© par la foi, le courage et un engagement indĂ©fectible envers les plus dĂ©munis, reste une source dâinspiration.





