Vous allez visiter la salle du Trésor de la Collégiale Notre Dame du Puy Notre Dame, qui fut en son temps un trésor royal conséquent et convoité …
C’est à Louis XI et à sa légendaire dévotion pour la Vierge Marie, que nous devons d’avoir enrichi considérablement cette salle du Trésor de la Collégiale, notamment lors de la naissance du futur Charles VIII en 1470 par 80 000 écus d’or, un magnifique reliquaire en vermeil pour enchâsser la Sainte Ceinture de la Vierge, 3 grands cierges de chacun 200 livres, et 2 statues d’argent du poids du Dauphin dans les années qui suivirent … et bien d’autres dons numéraires, de culte, d’ornements et d’orfèvrerie … dont une poule en or massif de grandeur nature, et ses 12 poussins, rangés autour d’un plateau en vermeil !
En 1481, lorsque Louis XI décide la création d’un Collège de 13 chanoines au Puy Notre Dame (d’où l’appellation de Collégiale), le Roi de France leur octroie de généreux revenus. Ses largesses envers la Collégiale se poursuivront jusqu’à la veille de sa mort en 1483, notamment avec l’envoi de 26 000 livres.
Son fils Charles VIII, quoique se désintéressant un peu de la fondation paternelle, offre malgré tout, quelques riches présents tout en faisant retirer la couverture de plomb de l’église, remplacée par des ardoises, pour financer ses onéreuses guerres d’Italie (pratique courante chez les rois à l’époque en cas de besoin …)
Louis XIII, reconnaissant, lors de la naissance du futur roi Louis XIV, offrira pour préserver la Salle du Trésor, une magnifique chasse d’argent doré, surmontée d’une statuette de la Vierge qui remplacera le précédent reliquaire, probablement disparu lors des guerres de religion.
Mais pour le protéger des nombreuses tentations de l’époque, ce lieu et son trésor furent aussi bien gardés … L’importance du trésor et la valeur de la relique, aboutirent à l’installation d’une salle du trésor dans cet oratoire, dont la porte solidement ferrée, en faisait un véritable coffre-fort.
Il existait 3 clés de cette porte, l’une confiée au prieur du prieuré, la seconde au curé de la paroisse et la dernière à un représentant de la Fabrique, délégué par les habitants du Puy. De plus chaque nuit, à tour de rôle, un habitant du village en montait la garde avec un chien. Puis la garde du trésor fut confiée à un prêtre et quatre hommes armés.
Malgré tous ces efforts, le trésor subira les vicissitudes des guerres de religion et de la Révolution : il n’existe malheureusement plus.
