Église Saint-Pierre

Informations

Visiter ce site culturel

Découvrez d'autres propositions touristiques en allant sur notre site web .Vous trouverez d'autres visites d'églises sur iKEROS le long de la Mayenne, de la Sarthe et du Loir.

Labels

Monuments historiques

Coordonnées

Chenillé-Changé, Le Bourg, 49220 Chenillé-Champteussé

Audioguide

Aucun audioguide disponible pour cette page.

Histoire

Cette charmante petite Ă©glise romane du 11e siĂšcle a eu la chance d’ĂȘtre peu modifiĂ©e au cours des siĂšcles. Elle a gardĂ© son plan d’origine avec sa nef unique rectangulaire. On y ajoute au 12e siĂšcle un chƓur plus Ă©troit dotĂ© d’une abside en cul de four, comme une petite chapelle arrondie.

L’église et la cure appartenaient alors Ă  l’Abbaye Toussaint d’Angers qui Ă©tablit sur le site un prieurĂ©. A l’époque fĂ©odale, la paroisse Ă©tait sur le fief du Seigneur des Rues, qui devait en assurer la protection.

A la fin du 18e siĂšcle, Jeanne-Rosalie de RougĂ©, dont la famille Ă©tait toujours Seigneur des Rues, finance des travaux importants : quatre ouvertures en plein cintre sont ouvertes pour Ă©clairer la nef. Des sacristies sont bĂąties de part et d’autre du chevet (c’est-Ă -dire Ă  l’extĂ©rieur du chƓur) et une nouvelle charpente est construite couverte de lambris peint en bleu et parsemĂ© d’étoiles dorĂ©es Ă  l’or fin.  La plus importante modification concerne l’érection d’un clocher avec une flĂšche Ă  six pans qui remplace le pignon en pierre sur lequel se trouvaient les cloches visibles de l’extĂ©rieur, comme l’on trouve encore dans quelques petites Ă©glises d’Anjou.

En 1903, c’est toujours la famille de RougĂ© qui entreprend la rĂ©novation intĂ©rieure de l’église : les murs de la nef sont plĂątrĂ©s et peints en fausse pierre tandis que le chƓur reçoit un dĂ©cor de draperies avec un ciel d’azur constellĂ© d’étoiles d’or pour imiter la nef. Un maĂźtre autel et deux autels latĂ©raux voient le jour. Les vitraux, reprĂ©sentant les saints patrons de l’église et des donateurs, sont exĂ©cutĂ©s par les ateliers Clamens d’Angers. Enfin des boiseries sont installĂ©es dans le chƓur ainsi que des stalles qui Ă©taient rĂ©servĂ©es traditionnellement aux hommes. La chaire date Ă©galement de cette Ă©poque.

La cloche qui se trouve au fond du chƓur se prĂ©nomme RenĂ©e en mĂ©moire de RenĂ© de RougĂ©, Seigneur des Rues. Elle date de 1644. Malheureusement fragile, elle fut descendue du clocher et placĂ©e dans le chƓur. L’autre cloche restante dans le clocher s’appelle Augustine. Le clocher et la toiture furent restaurĂ©s en 1991 par la commune.

À l’extĂ©rieur, on remarquera sur certains murs une technique d’appareillage dite en « arĂȘte-de-poisson ». Ce type de scellement, datant de l’époque carolingienne permettait de mieux consolider les murs et de limiter leur affaissement. Cette technique se retrouve Ă©galement sur l’Ă©glise prĂ©-romane de SavenniĂšres qui est l’église la plus ancienne d’Anjou.

Sur la partie supĂ©rieure de l’abside, une corniche, que l’on appelle en architecture un encorbellement, fait le tour du chevet. Vous pouvez admirer la quinzaine de corbeaux sculptĂ©s qui soutient cet encorbellement.

L’église est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1996.

Sur la place de l’église, comme le veut la tradition, se trouvait l’ancien cimetiĂšre. Celui-ci accueillait, y a plus de quatre siĂšcles, les joueurs de paumes et de quilles, jusqu’à un interdit prononcĂ© en 1608 qui dĂ©place les cimetiĂšres hors des villages par soucis d’hygiĂšne.

Anecdote

  • Tous les ans, aprĂšs une messe au moment de NoĂ«l, a lieu la « Vente Ă  la crĂšche ». Les habitants du village et des environs apportent des prĂ©sents (notamment des victuailles) qui sont ensuite vendus aux enchĂšres sur le parvis de l’église. Le produit de la vente sert Ă  dire des messes pour le repos des dĂ©funts de la paroisse.
  • La statue de Saint Jacques a Ă©tĂ© retrouvĂ©e enterrĂ©e dans la cour du presbytĂšre. Souvent, lorsque l’on souhaitait rĂ©nover une Ă©glise et y installer des nouvelles statues, on ne dĂ©truisait pas les anciennes, Ă©tant des objets sacrĂ©s, mais on les enterrait sous le sol de l’église ou Ă  proximitĂ©.
  • Pendant la RĂ©volution française, l’église servait de dĂ©pĂŽt d’armes pour les rĂ©publicains. Il n’y avait donc plus de messe dans l’église. Le curĂ© de la paroisse, qui Ă©tait un prĂȘtre rĂ©fractaire, se cachait dans une maison en campagne et disait la messe dans une chapelle creusĂ©e Ă  mĂȘme le rocher en aval de la riviĂšre. Les habitants de ChenillĂ©-ChangĂ© pouvaient ainsi participer Ă  l’office religieux.

Énigmes

Énigme 1

Combien trouve-t-on d’arĂȘtes de poisson sur les murs extĂ©rieurs de l’église ?

Un peu plus de quarante

Sans rapport aucun, mais notons également que le poisson était un signe de foi et de reconnaissance entre les premiers chrétiens. ICTUS, poisson en grec, est le monogramme de Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur.

Énigme 2

Plusieurs statues de l’église ont Ă©tĂ© restaurĂ©es et repeintes en 2019. Combien sont-elles et pouvez-vous citer les saints qu’elles reprĂ©sentent ?

10

A partir de l’autel latĂ©ral droit et dans le sens des aiguilles d’une montre : Saint Joseph et l’enfant JĂ©sus, Saint Jacques (non restaurĂ©), Saint Michel archange terrassant le dĂ©mon, Saint Louis roi de  France, Saint SĂ©rĂ©nĂ©, Notre Dame de Lourdes, Notre Dame de La Salette avec les deux voyants Maximen Giraud et MĂ©lanie Calvat, Saint Antoine de Padoue avec l’enfant JĂ©sus sur le livre, Sainte ThĂ©rĂšse de l’Enfant JĂ©sus et de la Sainte Face, Sainte Jeanne d’Arc, La Vierge Marie au sceptre avec l’enfant JĂ©sus.

 

Énigme 3

Que reprĂ©sentent les Ă©toiles sur le plafond de l’église ?

Les Ă©toiles d’or sur fond bleu reprĂ©sentent un ciel idĂ©al. Et tout chrĂ©tien cherche Ă  aller au ciel ! On retrouve ces Ă©toiles d’or sur la couronne de la statue monumentale de Notre-Dame du SacrĂ©-CƓur au sommet de la colline Ă  la sortie du village.

 

Énigme 4

OĂč se trouvent et que reprĂ©sentent les traces de meurtriĂšres sur les murs extĂ©rieurs ?

Elles sont en haut des murs au-dessus des vitraux actuels et marque l’emplacement des seules ouvertures existantes avant l’installation des quatre fenĂȘtres en 1788.

Médias

Street View