Eglise Notre-Dame de l’Assomption de Bantouzelle

Informations

Coordonnées

13 Rue d'en Haut, 59266 Bantouzelle

Histoire

Eglise du XIXe siècle avec de très belles peintures murales réalisées par Jean-Marie BODA et inaugurée par John LITTLETON le 29 août 1994.

L’Ă©glise Ă  Ă©tĂ© consacrĂ©e Ă  Notre-Dame de l’Assomption, a Ă©tĂ© d’abord inspirĂ©e par les deux lettres sculptĂ©es sur la base de l’autel : l’alpha et l’omĂ©ga. Ces deux lettres se trouvent au dĂ©but et Ă  la fin de l’alphabet grec. Elles sont censĂ©es contenir la clef de l’univers, enfermĂ© entre ces deux extrĂ©mitĂ©s, et symbolisent la totalitĂ© de la connaissance, de l’espace et du temps. « C’est moi l’alpha et l’omĂ©ga » dit le Seigneur. Il est, il Ă©tait et il vient. Le dogme de l’assomption est la perspective de la rĂ©surrection des corps et de la maternitĂ© divine. Dans la dissociation de l’âme et du corps par la mort, l’âme se trouve fixĂ©e pour l’Ă©ternitĂ© dans l’Ă©tat surnaturel oĂą elle est Ă  l’instant du passage. Le corps est ressuscitĂ© le matin de Pâques, et la Vierge, sa mère, Marie exemptĂ©e du pĂ©chĂ© par son ImmaculĂ©e Conception et exemptĂ©e de la corruption du tombeau par son assomption, double privilège que la vierge doit au fait de sa maternitĂ© divine. Saint Jean dans l’Apocalypse dĂ©crit sa vision : « Un grand signe apparut dans le ciel : une femme enveloppĂ©e de soleil, comme d’un vĂŞtement, qui avait la Lune sous les pieds, et une aurĂ©ole de douze Ă©toiles sur la tĂŞte. » La Lune est le symbole des rythmes biologiques, l’astre croĂ®t et disparaĂ®t, dont la vie est soumise Ă  la loi universelle du devenir, de la naissance et de la mort. La Lune est pour l’homme le symbole du passage de la vie Ă  la mort et de la mort Ă  la vie. Astre des nuits, elle Ă©voque la beautĂ© de la lumière. Mais cette lumière n’Ă©tant qu’un reflet du Soleil, la Lune est seulement le symbole de la connaissance par le reflet, c’est Ă  dire thĂ©orique et rationnelle. L’amande, qui, dans l’ornementation mĂ©diĂ©vale aurĂ©ole les figures de la Vierge ou du Christ en majestĂ© participe d’une manière au mystère de la lumière. C’est la lumière cĂ©leste, Ă  la fois Ă©manation du sĂ©jour des Bienheureux et voile de la vision bĂ©atifique. Elle correspond en outre Ă  l’arc-en-ciel, selon Saint Jean dans l’Apocalypse. DivisĂ©e en trois rayons pour exprimer la TrinitĂ©, les trois personnes divines auxquelles s’unit la Vierge par la vision bĂ©atifique. Dans la description qu’en donne Saint Jean, JĂ©rusalem symbolise le nouvel ordre des choses, qui remplacera celui du monde prĂ©sent Ă  la fin des temps. « La Ville brillait d’un Ă©clat semblable Ă  celui d’une pierre de jaspe, transparente comme le cristal. Elle avait une longue muraille percĂ©e de douze portes. Sur les portes Ă©taient inscrits les noms des douze tribus du peuple d’IsraĂ«l. La muraille reposait sur douze pierres, et sur ces pierres Ă©taient inscrits les noms des douze apĂ´tres ». Ainsi s’explique les douze points lumineux comme l’aurĂ©ole de la Vierge. De chaque cĂ´tĂ© de l’autel, sont reprĂ©sentĂ©s deux mystères. Le premier, joyeux, le commencement, l’alpha, la NativitĂ©. Le deuxième, douloureux, la fin, l’omĂ©ga, la Pieta. L’expression par la peinture de ces deux mystères valorise la figuration du mystère glorieux de l’Assomption de la Vierge ImmaculĂ©e Conception en majestĂ©. Jean-Marie Boda

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