Le 19 septembre 1846, une « Belle Dame » appsmit à deux enfants sur ls montagne de La
Salette (Isère) pour demander aux pécheurs de se convertir. Après une enquête rigoureuse,
l’apparition est officiellement reconnue Ie 19 septembre 1851 par Mgr Philibert de
Bruillard, évêque de Grenoble. Aujourd’hui, le sanctuaire de La §alette est l’un des plus
hauts lieux ehrétiens de France.
Les protagonistes. Deux enfants, Mélanie et Maximin, pauwes parmi les pauwes, ignorants parmi les
ignorants, mais deux enfants au cæur pur, furent les témoins d’une apparition de Marie sur la montagne de La
Salette (Isère). Maximin Giraud a 1l ans et Mélanie Calvat 14 ans. Lui est né à Corps (Isère) le 26 aorlt 1835.
Sa mère, Anne-Marie Templier, meurt alors qu’il n’a que l7 mois. Son père Germain Giraud, charron, se
rernarie peu de temps après. Malmené par sâ belle-mère, le petit Maximin passe alors beaucoup de temps à
l’extérieur, s’amusant avec son chien et gardant sa chèvre. Mélanie Calvat, quatrième des dix enfants d’un
tailleur de pierres de Corps, est née le 7 novembre I 831 . Très jeune, elle est sollicitée par ses parents sans le
sou pour garder le bétail dans les fermes environnantes, voire pour mendier dans la rue. Tous deux sont sans
culture et sans éducation religieuse.
Les trois phrses de l’apparition. Samedi l9 septembre 1846, veille de la Ëte de Notre-Dame des Sept-
Douleurs, les deux enfants gardent un üoupeau de vaches dans la montagne alpine à I 800 mètres d’altitude, au lieu-dit La Salette.
l. La Vierge en pleurs. Après un repas près de la fontaine des Hommes puis une courte sieste, ils se
réveillent et s’inquiètent du sort des bêtes. C’est alors qu’ils aperçoivent, dans le petit ravin de la Sézia, un
globe de feu d’un mètre de diamètre environ. Soudain, I’insolite lumière tourbillonne, puis s’entrouvre.
Stupéfaits, les deux enfants remarquent une forme humaine, une « Belle Dame >), assise, les coudes appuyés
sur les genoux et qui pleure.
2. La conversation. Mélanie et Maximin ignorent qui est cette << Belle Dame ». Celle-ci se lève, s’avance
légèrement et leur dit : n Avancez mes enfants, n’ayez pas peua je suis ici paur vous conter une grande
nouvelle » (Cf.récit complet dans les « compléments »).
3. L’Assomption. Traversant la Sézia, la « Belle Dame » gravit la pente du ravin, au lieu de monter tout
droit, elle décrit une sorte de « S » très allongé. Arrivée sur le plateau,la << Belle Dame »> s’élève, elle reste un
moment suspendue en l’air, puis disparaît peu à peu. L apparition est frnie. Elle a duré, suppose-t-on, environ
une demi-heure, mais elle sembla aux enfants aussi brève qu’un éclair.
Le message de Marie. D’abord assise et toute en larmes, la « Belle Dame » se lève et leur parle longuement,
en français et en patois, de << son Fils » tout en citant des exemples tirés du concret de leur vie. << Avancez,
mes enfants, n’ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle. (…) » Toute la clarté dont elle
est formée et qui les enveloppe tous les trois, vient d’un grand crucifix qu’elle porte sur sa poitrine, entouré
d’un marteau et de tenailles. Elle porte sur ses epaules une lourde chaîne et, à côté, des roses. Sa tête, sa taille
et ses pieds sont entourés de roses. Elle poursuit : « Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de
laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fon et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que
je soufte pour vous autres ! Si je vet»( que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans
cesse. (…) S’ils se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé et les pommes de
terre seront ensemencées par les terres. (…) » Son message achevé, la « Belle Dame » gravit un raidillon et
disparaît dans la lumière. Une consigne est laissée aux enfants : «< Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à
tout mon peuple ! Allons, mes enfants, faites-le bien passer à tout mon peuple ! ».