Le fort de Seclin appartient à la ceinture défensive de Lille, édifiée après la défaite de 1870, lorsque la IIIe République confia au général Séré de Rivières la construction urgente d’un nouveau système de fortifications aux frontières. Qualifié de « Vauban du XIXe siècle », celui-ci a laissé une œuvre fortifiée encore méconnue. Resté au cœur des champs, le fort constituait un point fort logistique pendant la Première Guerre mondiale. Utilisé jusqu’en 1976, il est présenté comme le seul des six forts de la ceinture lilloise à être demeuré intact depuis 140 ans.
Implanté sur une péninsule boisée dominant discrètement une plaine de 100 hectares, l’ouvrage est décrit comme une véritable « cathédrale » de 4,5 millions de briques, couverte par une toiture de 5 hectares.
Le musée suit un fil conducteur consacré à l’évolution des techniques. La visite commence notamment par la découverte d’une forge datant de 1890 et s’achève avec des canons et des chariots datant de 1917. Entre ces deux repères, des objets, des uniformes et des armes utilisés au quotidien retracent l’évolution du conflit à travers les expériences des soldats français, anglais et allemands. Ces pièces authentiques témoignent de l’histoire d’hommes et de femmes qui ont été les parents des générations suivantes. Le musée se caractérise également par la présence de nombreuses pièces d’artillerie et de véhicules hippomobiles de la Première Guerre mondiale, parmi lesquelles figurent des objets emblématiques et rares.