Depuis au moins le XIVe siècle, le Thiou accueille des installations liées à la production et à la vente de viande. Des abattoirs et des boucheries y sont alors établis, réunissant dans un même lieu deux activités complémentaires : l’abattage des animaux et la commercialisation de la viande. Cette organisation se maintient jusqu’à la fin du XIXe siècle. Durant plusieurs siècles, les opérations d’abattage et la vente se pratiquent ainsi sur un même site, formant un ensemble directement associé à l’activité des boucheries. L’expression « boucheries d’hier » renvoie à cette ancienne présence, aujourd’hui évoquée par la mémoire du lieu. Le Thiou constitue donc le cadre dans lequel ces activités se sont durablement installées, au moins depuis le XIVe siècle, avant que cette organisation réunissant abattoirs et boucheries ne cesse à la fin du XIXe siècle.