SynthĂšse historique
Conçu par lâarchitecte EugĂšne Diomat, le phare de Bel Air a Ă©tĂ© construit de 1844 Ă 1846. Haut de 20,25 mĂštres, il se dresse au-dessus dâune falaise de basalte qui lui sert de promontoire. Depuis 1880, cette falaise est Ă©galement traversĂ©e par le tunnel de Bel-Air, dâabord amĂ©nagĂ© pour le chemin de fer et dĂ©sormais destinĂ© aux piĂ©tons.
PrĂ©sentĂ© comme le premier et le dernier phare de La RĂ©union, lâĂ©difice avait pour fonction de prĂ©venir les naufrages sur les cĂŽtes dangereuses de lâĂźle. Il servait notamment de repĂšre aux marins qui cherchaient Ă gagner la rade de Saint-Denis. Ă lâĂ©poque de la marine Ă voile, son rĂŽle Ă©tait particuliĂšrement important : de nuit, par mauvais temps, ou dans ces deux circonstances rĂ©unies, il signalait aux navires la premiĂšre pointe nord de lâĂźle, alors poussĂ©s par les alizĂ©s de secteur sud-est. Les navigateurs pouvaient ainsi se tenir Ă distance du rivage et Ă©viter les rĂ©cifs affleurant dans cette zone, notamment le Cousin et la Marianne. SituĂ©e au pied de la falaise, la Marianne se distingue du Cousin, placĂ© beaucoup plus loin en mer.
Jean Baillif, dernier gardien du phare, y a exercĂ© jusquâen 1984, annĂ©e de lâautomatisation des feux. Aujourdâhui peint en blanc avec sa partie supĂ©rieure rouge, le phare abrite lâoffice de tourisme intercommunal de Sainte-Suzanne, gĂ©rĂ© par la CommunautĂ© intercommunale du Nord de La RĂ©union. Son ancien logement de fonction, qui comprenait une chambre du personnel et une salle des machines, accueille dĂ©sormais des expositions et des visites.