Château des Milandes

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Le château est fermé pendant le mois de janvier. Il est ouvert à la visite le reste de l’année avec des horaires qui varient en fonction des saisons. Vous pourrez ainsi découvrir la vie de Joséphine Baker, l’histoire du château ainsi que les splendides jardins à la française classés “Jardins Remarquables”.

Caractéristiques

Coordonnées

Les Milandes, 24250 Castelnaud-la-Chapelle

Histoire

Positionnement du château

Le Château des Milandes se situe dans le Périgord noir, une des quatre régions traditionnelles qui composent la Dordogne. Il se situe au sud-est du département actuel. Le château se dresse à une cinquantaine de mètres au-dessus de la Dordogne sur sa rive gauche.

La construction du château

Le château des Milandes a été construit par les Caumont en 1489. Une famille de l’aristocratie française qui vit dans le Périgord depuis qu’ils ont obtenu, en 1368, le château de Castelanaud à quelques kilomètres en amont de celui des Milandes. C’est à la demande de sa femme, Claude de Cardaillac, que François de Caumont entreprend la construction du château. Cette dernière voulait une demeure moins austère et mieux positionnée dans la vallée de la Dordogne. En 1489, c’est la transition entre le Moyen Âge et l’époque moderne. A cette période, la Renaissance se propage depuis l’Italie dans toutes les cours d’Europe et dans les familles nobles. Ainsi, le château des Milandes a été construit pour correspondre aux codes de son époque par rapport à la vieille forteresse médiévale qu’est le château de Castelnaud.
Le Château des Milandes garde tout de même des marqueurs de l’architecture médiévale. C’est le cas avec la présence de tourelles, d’escaliers à vis ainsi que des gargouilles qui ornent les murs du château. Cependant, il est bien plus lumineux que le château de Castelnaud grâce à de grandes fenêtres à meneaux couvertes de vitraux.

Le château des Milandes dans les guerres de religion

Pendant les guerres de religion, les Caumont sont protestants. Lorsqu’elles éclatent ce sont Geoffroy de Caumont et Marguerite de Lustrac qui y vivent. En 1574, Geoffroy de Caumont meurt d’un empoisonnement. Il a une fille posthume, Anne de Caumont. Henri III désigne le fervent catholique Jean des Cars pour être son tuteur. En désaccord avec cette tutelle Margueritte de Lustrac s’enfuit avec sa fille à Castelnaud où elle protégé par le chef huguenot Geoffroy de Vivans. Anne de Caumont est enlevée deux fois et mariée contre son gré à trois reprises. Elle simule un dernier enlèvement pour épouser un homme catholique. Ce dernier mariage entraîne le courroux de sa mère qui la déshérite.
Alors, c’est Jacques Nompar de Caumont qui hérite du château des Milandes. Neveu de Geoffroy, il avait été recueilli aux Milandes alors qu’il fuyait Paris après les évènements de la Saint-Barthélemy où sa famille a été tuée. Il a eu une longue carrière militaire au service de Henri IV puis Louis XIII. En 1622, il devient maréchal de France, puis il accède à la dignité de duc et pair en 1637 pour ses services rendus à la couronne. C’est lui qui s’occupe du château des Milandes jusqu’à sa mort, en 1652, à l’âge de 93 ans.

L’abandon progressif du château

Par la suite le château reste dans la famille des Caumont mais ces derniers laissent des fermiers l’entretenir. Pendant la Révolution française, le château est abandonné. Plusieurs familles le rachètent au XIXe siècle mais l’entretiennent peu.

La renaissance du château au XXe siècle

Finalement, l’industriel Auguste Claverie, qui a fait fortune dans les équipements orthopédiques, rachète le château en 1900. Il le fait rénover complètement et y fait construire des jardins à la française.
À partir de 1937, la chanteuse Joséphine Baker le loue avant de le racheter 10 ans plus tard. Elle se marie dans la chapelle du château la même année. La chanteuse l’embellit aussi avec de nouveaux aménagements et le transforme en complexe touristique. Elle y vit avec sa « tribu arc-en-ciel », douze enfants adoptés de neuf nationalités différentes. À cause d’une baisse de la fréquentation du château, elle s’endette. Joséphine Baker doit le mettre aux enchères en 1964 et le revendre en 1968. Elle s’oppose à cette revente et l’occupe en se barricadant dans la cuisine. Elle finit par quitter la demeure. Après cela, quatre familles se sont succédé au château jusqu’à aujourd’hui.

Médias

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