Synthèse historique
Maurice Novarina, né le 28 juin 1907 et décédé le 28 septembre 2002 à Thonon-les-Bains, exerce en tant qu’architecte et urbaniste de 1933 à 2000.
Ancien Ă©lève de l’École nationale supĂ©rieure des beaux-arts et ingĂ©nieur des travaux publics, il fut Ă©galement un Ă©lève d’Auguste Perret, le grand architecte de la Reconstruction au Havre.
À la fin de la guerre, le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme (MRU) nomme Maurice Novarina parmi les architectes en chef dans différents départements français.
Pont-Audemer est déclarée sinistrée par arrêté ministériel du 22 janvier 1941. À partir de 1948, Novarina travaille à Pont-Audemer sur des projets de reconstruction d’équipements publics tels que des écoles, cinéma, salles communales, églises. Parmi de nombreux exemples de réalisations de Maurice Novarina, nous pouvons citer la mairie d’Aizier, les écoles de Beuzeville, un bâtiment agricole à Montfort-sur-Risle, le théâtre l’Éclat, le cinéma Le Royal.
Les bombardements de la guerre ont dĂ©truit 586 bâtiments Ă Pont-Audemer, soit 21 % du patrimoine immobilier. Novarina rĂ©invente une identitĂ© architecturale Ă Pont-Audemer avec des immeubles tels que ceux situĂ©s Ă l’angle du quai de la Tour Grise et du quai Robert Leblanc et de la rue de la RĂ©publique, ou des maisons individuelles comme celles situĂ©es rue du Coudray. L’ambition de ce vaste chantier architectural est de crĂ©er des aĂ©rations entre les Ă®lots d’habitation, de reporter les activitĂ©s industrielles en aval de la ville et d’amĂ©liorer les voies de communication.
Pour en savoir davantage sur la Seconde Guerre mondiale Ă Pont-Audemer, venez dĂ©couvrir l’exposition « MĂ©moires de guerre » Ă la Galerie ThĂ©roulde, placette Saint-Ouen, du 1 aoĂ»t au 27 septembre – 14h 17h.
Anecdote
Pont-Audemer subit 2 bombardements. Le premier, allemand, a lieu les 10 et 11 juin 1940 et fait 59 morts et une centaine de blessés. Le second bombardement par les troupes alliées les 16 et 17 août 1944 compte 47 victimes. Les bombes tombent au nord de la ville, le long de la Risle, détruisant les ponts, le quai Félix Faure, la poissonnerie, et de nombreuses habitations place Verdun, place Maubert, rue de la Brasserie et route de Rouen. A l’est et à l’ouest de la ville, les bombardements détruisent les usines des tanneries Costil, les deux unités de production de la papeterie (rue de la Ruelle et rue de la Madeleine), la zone majoritairement industrielle de la rue Notre-Dame-du-Pré, place Louis-Gillain. Sur la façade de l'église, vous pouvez voir les impacts de balle qui témoignent de ces années de conflits.