De Sainte Arrailles en passant par Xaintrailles et Sainte Eulalie.
Sainte Arrailles un petit village de notre paroisse St Roch dâArros BaĂŻse, proche de Barcugnan, porte un nom mystĂ©rieux. Un homonyme se situe proche de Mirande. Il faut remonter aux temps lointains oĂč le latin sâimposait comme la langue fĂ©dĂ©ratrice de la Gaule et de notre rĂ©gion qui deviendra la Gascogne, pour trouver son origine et le lien avec « Sainte Eulalie ».
Le latin « Santa Eulalia » Ă©tait prononcĂ© « chento Ă©ouralia » par les ibĂšres aquitains romanisĂ©s, ancĂȘtres des vascons et des gascons. Les Basques, Ă lâĂ©cart de la conquĂȘte romaine, ont conservĂ© la langue parlĂ©e par ces populations du Sud-Ouest avant lâarrivĂ©e des romains. Une particularitĂ© de leur accent Ă©tant la prononciation « mouillĂ©e » de la lettre « s » proche du « che » (comme actuellement dans notre gascon), la transcription romane utilise la lettre « X » pour traduire cet Ă©tat, conservĂ© dans la langue catalane. Le « l » du latin entre deux voyelles, transformĂ© en « r » par ces aquitains et les gascons dâaujourdâhui, « Santa Eulalia » est devenu « Xento Euralia ».
Une contraction dans la prononciation « Xentoeuralia », Ă©tait transcrite en « Xaintrailles », prononcĂ© tout simplement « saintrailles », Ă©crit « Sainte Arrailles ». Des villages portent ce nom dans le Gers et aussi en Gironde avec, Ă Bordeaux, une caserne bien connue qui porte aussi ce nom « Xaintrailles » en mĂ©moire du compagnon de Jeanne dâArc, seigneur du village de Xaintrailles dans le Lot et Garonne. « Sainte Arrailles » est donc « Sainte Eulalie ».
CitĂ©e par St Augustin, elle eut pour compagne de martyre, sainte Julie de MĂ©rida. Elle avait 13 ans lorsqu’elle fut condamnĂ©e Ă mourir brulĂ©e sur un bucher, ce qui a fait d’elle une des martyres les plus vĂ©nĂ©rĂ©e de la tradition espagnole.
DĂšs l’enfance elle tĂ©moigna d un grand Amour pour Dieu.
Eulalie brulant de zÚle pour Dieu, se présenta hardiment devant le tribunal pour reprocher au gouverneur de faire périr les ùmes, en les obligeant à renoncer au Seul et Véritable Dieu.
Elle annonça ceci:
« Je dĂ©teste vos idoles, je confesse, Un Seul Dieu de cĆur et de bouche, et vos divinitĂ©s et vos empereurs ne sont rien : Seul Dieu est digne d’ĂȘtre adorĂ©!
Le gouverneur, irrité par son discours, essaya d intimider Eulalie en lui faisant voir les supplices horribles qui lui étaient préparés si elle persistait dans « sa religion »:
N’Ă©coutant que son zĂšle, elle cracha au visage du juge, renversa les idoles et les foula aux pieds.
Sur le champ, deux bourreaux lui dĂ©chirĂšrent les cotes jusqu’aux os, avec des ongles de fer, sans qu’elle ne fit autre chose, que compter les coups, disant que les plaies qu’on lui faisait Ă©taient des trophĂ©es pour JĂ©sus Christ.
Au lieu de gémir, sa bouche proclamait des actions de Grace!
On brula ses cheveux, son visage, et en peu de temps, elle fut étouffée par des flammes.
Son corps fut enseveli prĂšs du lieu de son martyre, en l’an 304 aprĂšs JĂ©sus Christ.
extrait du livre « la vie des saints » Jean-Claude Gaye









