Rendez-vous à ce croisement sur cette petite route communale peu fréquentée.
Et admirez la construction en terre crue typique du sud de l’Astarac; les murs en damier.
RĂ©sistantes, peu couteuses, disponibles sur place et rapidement, elles nĂ©cessitaient peu de main d’Ĺ“uvre et sont un bon isolant.
De part leurs nombreuses qualitĂ©s, les constructions en terre crue se sont Ă©levĂ©es il y a 10 000 ans et existent toujours aujourd’hui au quatre coins de la planète. Modestes ou ambitieuses, nous retrouvons encore certains Ă©difices dans nos villes et villages qui ont traversĂ©s les siècles sans sourciller.
Il existe majoritairement trois techniques de constructions en terre crue.
Le torchis consiste a combler les vides d’une armature en bois (colombage) avec un mĂ©lange de fibre vĂ©gĂ©tales et d’argile mouillĂ©e.
Le pisĂ©, qui pourrait remonter Ă l’âge de bronze, consiste Ă remplir de terre (a plus ou moins grosse granulomĂ©trie) un coffrage en bois.
Enfin, les mottes de terre crue sont des pavés de terre argileuse, eau et fibres végétales, séchés dans des moules en bois qui ressemblent à des briques.
Il existe également les murs en galet hourdé; là où les galets étaient présents en fond de vallées, les hommes les ont utilisés pour agrémenter leur technique de construction.
En Astarac et Magnoac, il existe un mĂ©lange de ces techniques que l’on appelle les murs en damiers.
Lorsque vous en avez vu un, vous les voyez tous.
Autour de Saint-Michel, ces murs sont représentés dans une soixantaine de communes et ne se retrouvent nul part ailleurs à travers la monde.
Ces murs combinent les mottes de terre crue séchée et les galets. Cette alternance précise et rigoureuse forme un damier.
Faites attention Ă ne pas gĂŞner le passage lors de votre arrĂŞt.








