Le site de Miramont témoigne d’une occupation ancienne, attestée par la présence de tumuli de la fin de la Préhistoire, d’une villa gallo-romaine, ainsi que d’une église et de châteaux médiévaux datant des XIe et XIIe siècles.
Au début du XIIe siècle, le baron de Miramont, maître du Tursan depuis le XIe siècle, exerce son autorité sur les paroisses voisines. Miramont occupe alors une place plus importante que le bourg de Geaune. Pour préserver son pouvoir sur le Tursan, le baron s’oppose à l’évêque d’Aire.
En 1274, Miramont est prise par le roi d’Angleterre Édouard Ier. Celui-ci s’empare du château, l’entoure de remparts et de fossés, puis crée la bastide en 1276. Cette fondation répond à un objectif militaire : Miramont constitue alors une position face au Béarn. Un contrat de paréage est conclu et accorde aux habitants une charte de coutumes. Ce type d’accord organise les droits et les obligations liés à la fondation et à l’administration d’un lieu.
Miramont est décrite comme une bastide stratégique, dont le plan est peu régulier, à l’image de celui de Pimbo. En 1305, le roi d’Angleterre donne au seigneur de Castelnau les « revenus et lieux » de Miramont et de Pimbo.