L’église Saint-Pierre conserve un vestige de son édifice primitif du XIIe siècle : le chevet, c’est-à-dire la partie située à l’extrémité orientale de l’église. Le reste du bâtiment a été reconstruit au XVIIe siècle, puis remanié au XIXe siècle par M. Fournier, architecte à Orléans. Ces différentes campagnes ont ainsi contribué à la configuration actuelle de l’édifice.
L’intérieur est organisé en huit travées, soit des divisions successives de l’espace couvert. Cinq correspondent à la nef, deux au chœur et une à la première partie du sanctuaire. Toutes sont voûtées de croisées d’ogives, un type de voûtement formé par le croisement de nervures qui structurent la couverture des travées.
Dans l’abside romane, à l’extrémité de l’édifice, se trouve l’autel majeur. Réalisé en bois, il présente sur son devant des images du Christ entouré des évangélistes. La présence de cet autel dans l’abside met ainsi en relation l’aménagement liturgique intérieur avec la partie la plus ancienne conservée de l’église.