Le Jardin Médiéval se présente comme un petit musée de plein air consacré aux usages des plantes au Moyen Âge. Il rassemble une grande diversité d’espèces, réparties selon leurs fonctions. Certaines étaient utilisées pour produire des fibres textiles, notamment le lin et le chanvre. D’autres, dites tinctoriales, servaient à obtenir des couleurs : c’est le cas du pastel, de la guède, de la garance ou encore de l’indigotier.
Les plantes médicinales occupent une place importante dans cet ensemble. Le jardin présente également des plantes dites « de sorcières », auxquelles on attribuait autrefois des pouvoirs magiques. Cette appellation rappelle les croyances et les usages associés à certaines espèces végétales.
Le potager complète la présentation en évoquant l’alimentation de l’époque. On y trouve les plantes cultivées pour préparer les repas, notamment les soupes destinées essentiellement aux manants. Des légumes plus fins, ainsi que des plantes aromatiques et condimentaires, servaient à accompagner les viandes, particulièrement dans les pratiques alimentaires des bourgeois.
Chaque plante est accompagnée d’informations précisant son origine et son utilisation au Moyen Âge. L’ensemble permet ainsi de découvrir les multiples rôles des végétaux, dans l’alimentation comme dans les domaines textile, médicinal, tinctorial et symbolique.