Le village de Banassac s’étend au confluent de l’Urugne et du Saint-Saturnin, dont les eaux se jettent ici dans le Lot. Son histoire est notamment marquée par deux activités anciennes : la production de céramique durant l’Antiquité et la frappe monétaire au début du Moyen Âge.
À l’époque gallo-romaine, Banassac, alors qualifié de *vicus*, est réputé pour ses poteries en céramique sigillée. Ces productions, reconnaissables à leur surface fine et souvent décorée, étaient diffusées dans l’ensemble de l’Empire. Plusieurs siècles plus tard, au cours des VIe et VIIe siècles, le bourg devient un centre important de frappe de monnaie pour les rois mérovingiens. Selon une estimation rapportée localement, les collections européennes de monnaies mérovingiennes comprendraient 10 % de pièces frappées à Banassac.
Le déclin économique du bourg intervient aux environs du VIIe siècle, tandis que le monastère Saint-Martin de La Canourgue se développe et contribue progressivement à la formation d’une nouvelle agglomération. L’architecture de Banassac se distingue par l’emploi fréquent d’une pierre de grès ferrugineuse, dont la teinte rouge constitue une caractéristique visible du village. Un petit musée archéologique installé dans la mairie retrace ce passé.