L’église actuelle de Saint-Aubin a été reconstruite en 1858 dans le style néo-classique de l’époque à la place de celle du 12e siècle, qui avait été à moitié démolie et incendiée pendant la Révolution.
On entre par la tour clocher à trois étages. Le porche s’ouvre sous un tympan orné d’un trèfle qui est le symbole de la Trinité : Dieu le Père, Jésus le Fils et le Saint-Esprit. La flèche en pierre a été consolidée en 1911.
A l’intérieur, au-dessus du porche, se trouve le tableau de la Foi d’Henri Fournier datant de 1900. Dans la nuit, un moine prie. Il est soutenu par la Vierge Marie. Une croix et une hostie brillent, évoquant la foi en la mort et la résurrection du Christ. Un ange tient dans sa main le Credo, qui dit toute la foi de l’Eglise.
La nef et le chĹ“ur sont tendus de 13 toiles marouflĂ©es peintes de 1934 Ă 1941 par Adelyne Neveux (1912-1987), diplĂ´mĂ©e des Beaux-Arts d’Angers et de Paris, mĂ©daille d’argent en 1936 et mĂ©daille d’or en 1937 au Salon des Artistes français. Elle est l’une des derniers peintres Ă avoir rĂ©alisĂ© un cycle peint complet dans une Ă©glise.
Sur le mur nord à gauche, sont représentées des scènes de l’Ancien Testament : la mort, le crime de Caïn, Adam et Eve chassés du Paradis et le Paradis.
Suivent un tableau de Müller datant de1879, représentant la Vierge et le Christ Enfant, debout sur l’établi de Joseph et la chaire néo-gothique sculptée des quatre Evangélistes, Matthieu, Marc, Luc et Jean.
Puis vient le transept. C’est la nef transversale qui coupe la nef principale et donne à l’église la forme d’une croix. A gauche, nous y découvrons le tableau de l’Ecce Homo, le Christ couronné d’épines et poings liés de Prosper Barbot (1798-1878). Le vitrail figure Saint Aubin, évêque d’Angers au 6e siècle et auteur de miracles post mortem qui ont suscité de nombreuses dédicaces d’églises au nord de la Loire. On peut aussi voir une fresque symbolisant le monde chrétien incarné par les rois et reines de plusieurs pays.
Dans le chœur, les toiles d’Adelyne Neveux représentent, de gauche à droite : le fils prodigue, la multiplication des pains, la mise au tombeau de Jésus, le Royaume des cieux, la nativité, la pêche miraculeuse et le Bon Pasteur.
Les vitraux évoquent Saint Charles Borromée, Sainte Valentine et Saint Anselme, qui encadrent le Christ en Gloire.
Dans le transept sud à droite, nous pouvons découvrir la Chapelle Sainte Marie, érigée par Anselme de Charnacé en souvenir de son épouse Valentine. L’autel retable de1859 est orné du martyr de Sainte Valentine.
Sur le mur de droite, un tableau du peintre angevin Jean-Adrien Mercier représente Saint-Louis vénérant la couronne d’Epine.
Puis à nouveau les toiles d’Adelyne Neveux : la Résurrection, Marie Médiatrice de toutes les grâces, le Bon Samaritain et l’Enfer.





