TrÚs vielle église. TrÚs intéressante à visiter.
- Accueil
- 4,0
- Accessibilité
- 4,0
- Entretien
- 5,0
- Documentation et expérience de visite
- 5,0

SituĂ©e sur la commune du Lion dâAngers, lâĂ©glise Saint-Martin-de-Vertou est connue sous ce vocable dĂšs le 11e siĂšcle. Saint Martin de Vertou est nĂ© Ă Nantes en 527. ĂvangĂ©lisateur du pays nantais et du nord du Maine et Loire, il fonde un premier monastĂšre Ă Vertou et un second Ă Saint-Georges-de-Montaigu, oĂč il meurt vers lâan 600. Son corps est alors ramenĂ© dans lâabbatiale de Vertou. Plusieurs paroisses portent son nom. La paroisse lionnaise daterait de cette Ă©poque.
LâĂ©glise est donnĂ©e entre 1010 et 1030 aux moines bĂ©nĂ©dictins de lâAbbaye de Saint-Aubin. Un prieurĂ© dĂ©pendant de lâabbaye est fondĂ© et se construit contigu Ă la priorale.
Au 14e siĂšcle, le transept sud est ouvert par une grande verriĂšre gothique qui Ă©claire le chĆur, une chapelle baptismale et un clocher sont accolĂ©es au flanc sud de la nef.
Au 19e siĂšcle, avec lâaccroissement de la population de la ville, des travaux dâagrandissement commencĂšrent en juillet 1875. Dans le mĂȘme temps, une chaire, des stalles, des confessionnaux et le buffet de lâorgue du chĆur sont rĂ©alisĂ©s par les ateliers Moisseron dâAngers.
La nef est couverte de peintures murales datant de la fin du 15e et du dĂ©but du 16e siĂšcle et redĂ©couvertes en 1852. Le roi RenĂ© dâAnjou (1409â1480), mĂ©cĂšne et poĂšte, joua un rĂŽle central dans lâiconographie de lâĂ©glise. Son poĂšme notamment sur le Portement de Croix, oĂč des figures marginalisĂ©es aident le Christ, inspira les fresques de cette Ă©glise.
A lâentrĂ©e de lâĂ©glise, nous trouvons la crucifixion et deux Ăąmes du purgatoire au-dessus des flammes recevant le sang qui coule de la croix et qui les sauve. Puis un immense Saint Christophe portant lâenfant JĂ©sus sur ses Ă©paules, Sainte Anne enseignant la Vierge Marie encadrĂ©es par deux martyres reconnaissables Ă leurs palmes. A la suite vient le portement de croix, l’humanitĂ© souffrante aidant le christ Ă porter sa croix. Contrairement Ă la reprĂ©sentation traditionnelle des Ă©vangiles oĂč c’est Simon de CyrĂšne qui aide Ă porter la croix, ici ce sont le pauvre, le lĂ©preux, le malade, le prisonnier, le pĂšlerin, le laboureur, le mendiant, la veuve, l’orphelin, le mal-mariĂ© et le docteur qui sont reprĂ©sentĂ©s. Puis nous trouvons la flagellation du Christ lors de sa Passion, Saint François recevant les stigmates et Saint Gilles, ermite accompagnĂ© de sa biche nourriciĂšre.
Sous les fresques, nous pouvons voir un retable « Ecce homo » représentant Ponce Pilate et la foule qui réclame la mort de Jésus. Il date du 16e siÚcle.
Au-dessus des fresques, des bandeaux noirs font le tour de lâĂ©glise. Ce sont les litres seigneuriales. DatĂ©es de la fin du 17e siĂšcle ou du XVIIIe siĂšcle, restaurĂ©es au 19e siĂšcle, elles comportent les armoiries des seigneurs dĂ©funts.
Dans la tribune se trouve lâorgue construit par les ateliers d’Aristide CavaillĂ©-Coll en 1883. Il est offert par la vicomtesse de Tredern, Jeanne-Marie Say TrĂ©dern, petite fille du fondateur de l’empire sucrier (devenu BĂ©ghin-Say). Artiste lyrique, elle joua souvent sur cet orgue des morceaux de sa composition. Les ateliers CavaillĂ©-Coll ont aussi construit lâorgue de Notre-Dame de Paris.
La clĂ© de voĂ»te est la pierre maĂźtresse dâun arc ou dâune voĂ»te, placĂ©e au sommet pour verrouiller lâensemble des pierres et rĂ©partir les forces de lâĂ©difice. Elle «âŻbloqueâŻÂ» lâarc : si on lâenlevait, lâarc sâeffondrerait. Trouverez-vous celle avec un agneau ?
Elle se trouve dans le chĆur. La clĂ© de voĂ»te est vue comme un symbole du Christ, « pierre angulaire » et sauvegarde de lâĂglise. Dâautres clĂ©s de voute prĂ©sentent lâoriginalitĂ© de faire figurer les donateurs et les autoritĂ©s de lâĂ©poque.
Combien de verriĂšres (vitraux) comptez-vous dans lâĂ©glise ?
22 verriÚres qui illustrent le renouveau du vitrail en Anjou et dans les pays de Loire au 19Úme siÚcle. Elles sont réalisées par Thierry, Mercier, Clamens et Livache pÚre et fils.
L'une d'elles, au sud, Ă©voque Saint Martin de Vertou avec la lĂ©gende du" Pas Robin " en bas Ă droite. Une nuit de NoĂ«l, St Martin sâĂ©tait Ă©garĂ© dans la campagne lionnaise. Entendant les cloches de GenĂ© sonner la messe de minuit, il sâest agenouillĂ© sur une grande pierre plate qui a conservĂ© les traces de ses genoux, de son bĂąton et d'un sabot du cheval. Ladite pierre se trouve exposĂ©e Ă l'entrĂ©e de la ferme la Trochuaie du Lion (avec un panneau mentionnant son histoire).
Lâun des vitraux de lâĂ©glise reprĂ©sente un roi, lequel ?
Il sâagit de Saint Louis, roi de France, qui s'illustra dans son royaume et dans la guerre menĂ©e pour la dĂ©fense des chrĂ©tiens par sa foi active, sa justice dans son gouvernement, son amour des pauvres et sa constance dans l'adversitĂ©. De son mariage avec Marguerite de Provence, il eut huit enfants, qu'il Ă©leva parfaitement et avec piĂ©tĂ©. Pour honorer la croix, la couronne d'Ă©pines et le sĂ©pulcre du Seigneur, il dĂ©pensa ses biens, ses forces et jusqu'Ă sa vie, il mourut de la peste dans son camp aux portes de Tunis en 1270.
« Si je dépense beaucoup d'argent quelquefois, j'aime mieux le faire en aumÎnes faites pour l'amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m'a tout donné ce que j'ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé. » (Saint Louis au sire de Joinville)
Trouvez quelles sont les formes qui composent le cintre au-dessus du portail de lâentrĂ©e principale (Ă lâextĂ©rieur) ?
Il est composĂ© de petites pierres de tuffeau taillĂ©es en triangles, en trapĂšzes ou en demi-cercles. Ils sont sertis dans un mortier de chaux grasse et de sable rosĂ©. Le cintre qui surmonte la porte comporte le dessin le plus savant de toute une sĂ©rie de portails de ce genre exĂ©cutĂ©s autour de lâan 1000.
TrÚs vielle église. TrÚs intéressante à visiter.
Créez une visite interactive accessible par QR code avec audioguide, histoire, énigmes, médias et informations pratiques.