EGLISE SAINT JACQUES

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DĂ©couvrez d'autres propositions touristiques en allant sur notre site web . Vous trouverez d'autres visites d'Ă©glises sur iKEROS le long de la Mayenne, de la Sarthe et du Loir.Outre l’église, ce village de 250 habitants abrite plusieurs monuments trĂšs anciens.Le Pont de PouĂ© dit Pont Romain qui permettait aux romains de franchir le ruisseau de PouĂ©Le Pont de BrĂ©aud , appelĂ© aussi Pont MĂ©rovingien, qui date de l’époque de Clovis.La Chapelle aux Grenouilles qui prĂ©sente une architecture du 15Ăšme siĂšcle fut Ă©difiĂ©e aprĂšs le passage Ă  ChemirĂ© des reliques de Saint CĂ©nĂ©rĂ© vers Angers.La Gaulerie, ancien manoir du 16Ăšme siĂšcle.La Mairie, anciennement le presbytĂšre des curĂ©s de ChemirĂ© sur Sarthe est un manoir datant du 16Ăšme siĂšcle. Sa porte d’entrĂ©e et les boiseries de la grande salle du 16Ăšme et 17Ăšme siĂšcle sont remarquables.

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Monuments historiques

Caractéristiques

Coordonnées

Rue de l'église, 49640 Morannes sur Sarthe-Daumeray

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Histoire

Le village de ChemirĂ©-sur-Sarthe est dĂ©jĂ  mentionnĂ© dans le registre des documents juridiques de la CathĂ©drale d’Angers en 1125. Il est situĂ© Ă  la limite de trois dĂ©partements : La Sarthe, la Mayenne et le Maine et Loire.

DĂ©diĂ©e Ă  Saint Jacques, l’église domine le village. Sa construction date de la fin du 12Ăšme siĂšcle. Elle mesure 33m de long et 7m de large. Les deux portes d’entrĂ©e ont Ă©tĂ© percĂ©es en 1871. Celle de la façade fut agrandie en 1894, avec un cintre ornĂ© de billettes cylindriques reposant sur des colonnes Ă  chapiteaux variĂ©s, se changeant ainsi en portail roman.

L’église prĂ©sente deux particularitĂ©s : sa nef lambrissĂ©e qui n’est pas dans l’axe du chƓur et son clocher tors. Ces particularitĂ©s n’ont pas d’explications Ă©videntes.

Il suffit de se placer au fond de l’église pour remarquer la premiĂšre. Certains Ă©voquent la fantaisie d’un maçon, d’autres la volontĂ© du maĂźtre d’ouvrage de calquer le plan de l’église sur l’attitude du Christ en croix, la tĂȘte penchĂ©e sur la droite.

En levant les yeux, vous remarquerez la frise de style roman, les poinçons et les tirants dĂ©corĂ©s de dents de scie et d’une bordure de feuillages. Dans les mĂ©daillons le long de cette frise, il y a les armes du Pape et de l’évĂȘque de l’époque (1909) ; les armoiries des familles de More, de Bougon et Lanne de Montbello. Autres armoiries, celles de l’abbaye de Bellebranche , celles du ChapĂźtre de Saint Maurice d’Angers et celles de la Baronnie de Beaumont-Grattecuisse.

Sur la droite, se trouve la statue de St Jacques. A la fin du 7Ăšme siĂšcle, une tradition fit de Saint Jacques l’Ă©vangĂ©lisateur de l’Espagne, avant sa mort ou par ses reliques. Le pĂšlerinage de Compostelle Ă©tait nĂ©.

En remontant l’allĂ©e centrale, se trouve le transept qui forme les chapelles de la Vierge et de Saint Eutorpe, Ă©vĂȘque de Saintes au 3Ăšme siĂšcle.  Les murs intĂ©rieurs de l’église furent de nombreuses fois au cours des siĂšcles blanchis Ă  la chaux, ce qui masqua Ă  jamais les fresques primitives du transept et du chƓur.

Les voutes ogivales du transept et du chƓur sont ornĂ©es de curieux chapiteaux qui semblent avoir Ă©tĂ© sculptĂ©s Ă  deux Ă©poques.

Les trois fenĂȘtres du chƓur, anciennement bouchĂ©es, furent dĂ©gagĂ©es et recouvertes par des vitraux. Un vitrail reprĂ©sente Saint Jacques.

Les 13 stalles en bois placĂ©es autour du chƓur, sont d’un travail soignĂ© et datent du XVIIĂšme siĂšcle. Elles proviennent de l’église Saint-Martin d’Angers dĂ©saffectĂ©e en 1828. Aucune n’est identique, elles sont toutes diffĂ©rentes.

Le clocher tors est la seconde particularitĂ© de l’église. Il en existe trĂšs peu, 65 en France et 9 en Anjou. La raison de la torsion de ces clochers reste une Ă©nigme : voulue par la main de l’homme ou dĂ©formĂ©e par le travail du bois ? Le clocher de ChemirĂ© est formĂ© d’une charpente Ă  8 pans qui contourne en spirales et recouverte d’ardoises. Il a Ă©tĂ© entiĂšrement restaurĂ© en 1992. Ce clocher abrite 3 cloches :  RenĂ© Jeanne, 665 kg, Florentine, 867 kg, et RenĂ©e, 425 kg. Elles sonnent toutes les heures, les demi-heures et deux fois par jour l’AngĂ©lus Ă  7h et 19h.

Anecdote

  • La premiĂšre cloche de notre Ă©glise a Ă©tĂ© bĂ©nie le dimanche 28 juin 1615 par le pĂšre-curĂ© RenĂ© RITOUET, en l'honneur de Saint Jacques Le Majeur, patron de cette Ă©glise et elle porta le nom de "Jacques" son parrain, "l'honorable homme Jacques THEARD, sieur de la ThĂ©ardiĂšre et sa marraine, l'honorable femme Magdelaine FOUIN, femme d'honorable homme Chrystophe BABIN, Sieur de la Talaysse".
  • Le 27 juin 1621, " le corp du dĂ©funt MĂ©ssire Louys GODRON a Ă©tĂ© inhumĂ© dans l'Ă©glise de ChemirĂ© sur Sarthe prĂšs des fonds baptismaux "qu'autrefoys il donna". Il est probable qu'ils n'ont jamais Ă©tĂ© renouvelĂ©s depuis cette Ă©poque.
  • Le bĂ©nitier qui est scellĂ© Ă  gauche de la sacristie est datĂ© de 1673 et a Ă©tĂ© retrouvĂ© dans une courette face Ă  l'Ă©glise. Il servait Ă  recevoir les eaux d'une gouttiĂšre.
  • Au retour de la VirĂ©e de Galerne, qui dĂ©buta le 18 octobre 1793 au dĂ©part de Cholet vers Granville et qui dura 67 jours (aller-retour) dans l’espoir de voir dĂ©barquer des renforts d’Angleterre, les Chouans sont passĂ©s au GuĂ© tout prĂšs de l'Ă©glise.

Énigmes

Énigme 1

Qui sont le roi et le pÚlerin représenté sur deux vitraux ?

* Le roi est Saint Louis, roi de France, qui s'illustra par sa foi active, sa justice dans son gouvernement, son amour des pauvres et sa constance dans l'adversité. De son mariage avec Marguerite de Provence, il eut huit enfants, qu'il éleva parfaitement et avec piété. Pour honorer la croix, la couronne d'épines et le sépulcre du Christ, il dépensa ses biens, ses forces et jusqu'à sa vie et il mourut de la peste dans son camp aux portes de Tunis en 1270.

* Le pĂšlerin est Saint Jacques le Majeur. Il Ă©tait fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e et frĂšre de saint Jean. Ils Ă©taient pĂȘcheurs sur le lac de TibĂ©riade. Ils Ă©taient dans la barque de leur pĂšre et rĂ©paraient les filets quand JĂ©sus, passant sur le rivage, leur dit :"Suivez-moi."

Énigme 2

Dans les mĂ©daillons du plafond de la nef on remarque les armoiries de la famille de la Baronnie de Beaumont-Grattecuisse qui Ă©tait implantĂ©e Ă  ChemirĂ©, mais oĂč ?

A l'actuel emplacement de la ferme de "La LibertĂ©" qui portait le nom de "Grattecuisse" avant la RĂ©volution. Elle se trouve en contrebas de la cĂŽte de Beaumont, au lieu-dit « Le chĂąteau » (malgrĂ© son nom, il n’y a jamais eu de trace de chĂąteau Ă  cet endroit).

Énigme 3

Retrouvez Notre Dame de la Salette

C’est une statue qui reprĂ©sente l’apparition de la Vierge Marie Ă  deux jeunes bergers

Le 19 septembre 1846, dans les alpages au-dessus du village de La Salette en IsÚre, deux enfants bergers, Maximin et Mélanie, disent avoir rencontré une « Belle Dame » en pleurs, toute de lumiÚre. Elle leur confie un message de conversion, pour « tout son peuple ».
AprĂšs 5 ans d’une enquĂȘte rigoureuse, l’évĂȘque de Grenoble, Mgr Philibert de Bruillard, reconnaĂźt par un mandement l’authenticitĂ© de l’apparition.

Énigme 4

OĂč se trouve le tronc qui fut dĂ©robĂ© un dimanche de fĂ©vrier 1935 dans l'aprĂšs-midi et pour lequel l'enquĂȘte de gendarmerie de l'Ă©poque Ă©tait restĂ©e sans rĂ©sultat ?

PrÚs de la porte d'entrée à gauche. Il a été retrouvé mystérieusement il y a plus de 30 ans

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