La fondation de l’actuelle Ă©glise, placĂ©e sous le vocable de saint Martin de Vertou, date du IXe siècle ou Xe siècle.
Le seigneur de JarzĂ© la cède Ă l’abbaye Saint-Serge d’Angers. Les moines reçoivent l’autorisation de la fonder en paroisse. Vers 1120, des droits sont concĂ©dĂ©s aux religieux. Ils ont pour effet d’attirer la population. L’Ă©glise est alors rebâtie et sa reconstruction dure jusqu’après 1137. Geoffroy de JarzĂ©, qui avait entamĂ© cette reconstruction, et son fils, qui la termina, sont enterrĂ©s dans l’église.
La façade occidentale Ă pignon s’ouvre par une porte en plein-cintre, surmontĂ©e de deux voussures dont une en dents de scie retombant sur des colonnettes. Au-dessus de la porte se trouve percĂ©e une ouverture romane.
L’Ă©glise se compose de deux parties : la nef romane du XIe siècle, et le chĹ“ur du XIIIe – XIVe siècle.
La nef, restaurĂ©e par l’abbĂ© Bordeaux-Montrieux en 1958 a conservĂ© son aspect d’origine, plutĂ´t archaĂŻque. Elle est faite de moellons de silex grossiers. Sur la façade nord, l’Ă©clairage se fait par trois fenĂŞtres romanes Ă©troites. Sur la façade sud, deux ouvertures en ogives, plus larges, ont Ă©tĂ© percĂ©es au XIVe siècle.
On trouve tout de suite en entrant, deux baptistères en marbre classique de la région, puis sur la gauche, un grand Christ en croix comme celui de l’église de Jarzé.
Sur les murs, un chemin de croix datant du début du XXe, en lithographies collées sur plaque d’acier qui a été récemment réinstallé après sa découverte dans le grenier.
Puis, avant le chœur, de chaque côté, une niche d’angle abritant une Sainte Vierge, et un saint « à la hache », probablement saint Matthias représenté avec l’instrument de son martyr. Matthias avait suivi Jésus, aussi fut-il choisi par les Apôtres pour prendre la place de Judas qui avait trahi et livré Jésus. Les Apôtres étaient à nouveau 12 !
Le chœur est voûté en ogives sexpartites dont la première travée supporte le clocher.
Il est transformé vers la fin du XIIIe siècle ou le début du XIVe siècle. On y perce également deux ouvertures afin de mieux éclairer la nef.
Au fond du chœur, vous pouvez admirer un retable du XVIIe siècle. De même facture que ceux de l’église de Marcé et de la chapelle de Montplacé, il comprend quatre colonnes corinthiennes. Au sommet et sur les côtés, trois niches abritent les statues de la Sainte Vierge, saint Joseph et saint Pierre. Au centre un grand tableau de la nativité.
Le maître autel quant à lui est en pierre marbrière, avec une sculpture de l’agneau pascal.
Au centre, un tabernacle rare en forme de coffret représentant l’arche de l’alliance, est scellé sur l’autel. Le tabernacle est destiné à conserver les hosties consacrées. Une petite lumière rouge signale leur présence.




