La date de construction de lâĂ©glise Sainte-Madeleine est inconnue ; cependant, les jours Ă©troits et trĂšs abrasĂ©s de lâabside ainsi que la structure du clocher et le rĂ©pertoire dĂ©coratif de ses chapiteaux font remonter ces deux parties au XIIe siĂšcle. Le gros Ćuvre de la nef semble dater du XVIe siĂšcle. Lâensemble a Ă©tĂ© restaurĂ© en 1873 par Jean Chaillet, entrepreneur Ă Luzy.
En 1121, lâĂ©vĂȘque de Nevers, Fromond, a donnĂ© le patronage de la cure aux chanoines de lâĂ©glise Saint-Cyr, patronage quâils conservĂšrent jusquâĂ la RĂ©volution. Au XVIe siĂšcle, lâabbĂ© de Cluny, qui Ă©tait seigneur du clocher, rĂ©unit le prieurĂ© dâAvrĂ©e Ă celui de Saint-AndrĂ©-lĂšs-Luzy. Le curĂ© ainsi que les possesseurs de Fort-Lanty, de la BussiĂšre et de Chaumigny se partagĂšrent alors les dĂźmes.
Dans cette Ă©glise dâune grande sobriĂ©tĂ©, lâĂ©lĂ©ment le plus remarquable est le clocher Ă©lĂ©gant, inscrit Ă lâinventaire supplĂ©mentaire des Monuments Historiques.
DESCRIPTION DE LâEXTERIEUR
Le clocher, coiffĂ© en bĂątiĂšre (toit Ă deux versants inclinĂ©s formant les cĂŽtĂ©s d’un bĂąt et posĂ© entre deux murs pignons) est construit sur une base carrĂ©e. LâĂ©lĂ©vation ne possĂšde quâune petite ouverture dans le mur droit. Au contraire, la chambre des cloches est ouverte sur ses quatre faces par des baies jumelĂ©es plein cintre, inscrites sous un arc de mĂȘme nature. Les chapiteaux des colonnettes sĂ©parant les baies sont sculptĂ©s.
DESCRIPTION DE LâINTERIEUR
Le vaisseau (la nef) est Ă©clairĂ© par cinq fenĂȘtres en plein cintre, identiques Ă celles de la sacristie, et par une sixiĂšme (la derniĂšre Ă droite) rectangulaire Ă embrasures intĂ©rieures en arc segmentaire, identique Ă la fenĂȘtre droite du chĆur.
Lâabside est percĂ©e de deux autres baies beaucoup plus petites, en plein cintre et trĂšs abrasĂ©es.
ELEMENTS REMARQUABLES
Les trois portes (entrĂ©e et communication intĂ©rieure) sont rectangulaires, mais, du cĂŽtĂ© de la sacristie, lâencadrement de la porte latĂ©rale de la nef prĂ©sente des angles arrondis et des arĂȘtes chanfreinĂ©es Ă congĂ©s (lâarĂȘte est remplacĂ©e par une surface courbe) ornĂ©s de motifs gĂ©omĂ©triques.
Une statue du XVIe siĂšcle, en pierre peinte, reprĂ©sente Saint-Joseph serrant contre lui lâEnfant JĂ©sus, contrairement Ă lâiconographie traditionnelle qui le montre tenant lâenfant Ă bout de bras, de face. Au XVIe siĂšcle, Saint-Joseph nâapparaĂźt plus comme un sage vieillard mais comme un pĂšre avec son fils.
Une autre statue, du XVIe siÚcle également, en pierre polychrome, représente Saint-Antoine en pÚlerin, portant un bùton se terminant par une clochette. A ses pieds se tient un cochon qui est son attribut privilégié.
ANECDOTES
A propos de Saint-Antoine : le cochon qui est reprĂ©sentĂ© avec lui Ă©tait Ă lâorigine un sanglier quâil aurait rĂ©ussi Ă dompter et qui serait ensuite devenu un compagnon fidĂšle. Saint-Antoine Ă©tait invoquĂ© contre de nombreuses maladies humaines (gale, lĂšpre) et animales, notamment contre les maladies des porcs et des chevaux.
OUVREZ LâĆIL !
Un bĂ©nitier monolithe demi-octogonal est scellĂ© dans la maçonnerie prĂšs de lâentrĂ©e.
Un petit lavabo à tablette saillante polygonale est ménagé dans le mur droit de la nef.
A vous de les trouver !