À la fin de la guerre de 1914-1918, la ville de Seclin autorise l’État à aménager, dans le cimetière du centre, un espace militaire allemand. Celui-ci accueille les sépultures de 1 188 soldats allemands ainsi que celles de quatre prisonniers russes. Son entretien est assuré par l’Allemagne, conformément aux accords internationaux conclus à cette époque.
Après la Seconde Guerre mondiale, la commune refuse en revanche l’installation d’un nouveau cimetière militaire allemand sur son territoire. Cette décision s’explique par les massacres perpétrés en 1944 au Fort de Seclin, ainsi que dans la commune le 2 septembre de la même année, à la veille de la Libération. Le site existant demeure néanmoins un lieu de recueillement. Dans le cadre du tourisme de mémoire, des Allemands viennent encore parfois s’y recueillir auprès d’un membre de leur famille.