L’église Notre-Dame de l’Assomption de Bantouzelle est un édifice du XIXe siècle. Elle conserve de remarquables peintures murales réalisées par Jean-Marie Boda. L’ensemble a été inauguré par John Littleton le 29 août 1994.
La composition s’inspire notamment de deux lettres sculptées sur la base de l’autel : l’alpha et l’oméga. Placées au début et à la fin de l’alphabet grec, elles symbolisent la totalité de l’univers, de la connaissance, de l’espace et du temps. Elles renvoient également à la parole du Seigneur : « C’est moi l’alpha et l’oméga ». Dans le programme peint, l’alpha évoque le commencement et l’oméga la fin.
De part et d’autre de l’autel sont représentés deux mystères. Le premier, joyeux, correspond à la Nativité. Le second, douloureux, est figuré par la Pietà. Ces deux scènes encadrent la représentation du mystère glorieux de l’Assomption de la Vierge, associée à son Immaculée Conception et à sa maternité divine. Selon la tradition chrétienne évoquée dans le décor, Marie est préservée de la corruption du tombeau par son assomption.
L’iconographie fait également référence à la vision de saint Jean dans l’Apocalypse : une femme enveloppée de soleil, avec la Lune sous les pieds et une auréole de douze étoiles. La Lune exprime le passage de la vie à la mort et de la mort à la vie, tandis que sa lumière réfléchie renvoie à une connaissance théorique et rationnelle. L’amande, motif qui auréole traditionnellement la Vierge ou le Christ en majesté, évoque la lumière céleste. Divisée en trois rayons, elle exprime la Trinité. Les douze points lumineux de l’auréole rappellent enfin les douze portes et les douze pierres de la Jérusalem céleste décrite par saint Jean.