Érigée au XVIe siècle à l’initiative et sous les ordres de la seigneurie de « Brinvilliers », l’église Saint-Michel a été classée Monument historique en 1922. Sa construction est très probablement due à Jean Wast, architecte de la cathédrale de Beauvais.
L’édifice se distingue par sa largeur, ses belles dalles, ainsi que par un espace intérieur bien aéré et largement éclairé par une douzaine de vitraux. Les voûtes présentent des nervures croisées en ogives simples, avec des clefs pendantes. Le clocher forme une imposante tour carrée de 7 mètres de côté. Datant de la Renaissance, il s’élève à 33 mètres.
Dans le chœur se trouve un autel de style Régence. Il est aujourd’hui malheureusement masqué par des tentures qui dissimulent également des étaiements installés sous la voûte, dans l’attente d’une restauration depuis 25 ans.
Plusieurs opérations ont été engagées depuis quelques années : restauration de la toiture, réparation du beffroi, consolidation des supports de cloches et restauration récente de la totalité des vitraux de la baie sud. Très attachés à leur église, la commune et ses habitants souhaitent poursuivre ce projet afin de rendre l’édifice accessible et ouvert au public, notamment comme lieu de culte et pour l’organisation de concerts. L’église a été sélectionnée en 2018 par la mission Bern.
De part et d’autre de la nef, deux portes se faisaient face. Selon la tradition locale, celle de gauche constituait l’entrée privilégiée de la marquise de Brinvilliers, qui aurait été murée durant la Révolution. Autour de cette ancienne porte sont visibles plusieurs croix, interprétées comme les signes du passage de pèlerins se rendant vers Saint-Jacques-de-Compostelle. La marquise de Brinvilliers, connue sous le nom de l’Empoisonneuse sous le règne de Louis XIV, aurait été décapitée puis brûlée place de Grève à Paris en juillet 1976.