Les arènes de Senlis constituent, avec la muraille édifiée au IIIe siècle, l’un des vestiges d’Augustomagus. Édifiées au Ier siècle après J.-C., ces arènes semi-excavées pouvaient accueillir environ 8 000 spectateurs. Le public y assistait à différents types de spectacles : combats de gladiateurs contre des bêtes sauvages, combats d’animaux — appelés *venationes* — ainsi que des chasses. Les *belluaires* désignaient les personnes chargées d’affronter ou de mettre en scène ces animaux.
Au début du Ve siècle, l’édit d’Honorius interdit la gladiature. Les combats sont alors remplacés par d’autres représentations, notamment des concerts, des pièces de théâtre et des pantomimes. Abandonnées au VIe siècle, les arènes connaissent ensuite plusieurs usages successifs. Elles servent de carrière et de décharge, avant d’être progressivement ensevelies puis oubliées.
Le site est redécouvert en 1865 par Félix Vernois, membre fondateur de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Senlis. Les arènes, présentées comme un site unique dans les Hauts-de-France, sont accessibles uniquement lors de visites guidées organisées le premier dimanche du mois, d’avril à octobre, ainsi qu’à l’occasion des Journées nationales de l’archéologie et des Journées européennes du patrimoine.