Installé sur la colline de Notre-Dame-de-Lorette, le Musée vivant 1914-1918 rassemble plus de 2 500 pièces consacrées à la Première Guerre mondiale. L’exposition comprend notamment des reconstitutions d’abris souterrains, accompagnées d’une animation laser bilingue. Un diaporama de plus de 400 vues stéréoscopiques d’époque complète la présentation des collections.
À l’extérieur, le musée reconstitue un champ de bataille sur trois hectares. Plus de 1 000 mètres de tranchées ont été aménagés sur les emplacements d’origine. Le parcours présente également des canons, des mitrailleuses, des obus, des barbelés et des tourelles blindées.
L’histoire du musée est étroitement liée à celle de Monsieur Bardiaux, collectionneur depuis l’enfance. Son grand-père, qui a « fait » 14-18, lui racontait la guerre. À l’âge de six ans environ, il découvre dans un jardin le premier objet de sa collection : une baïonnette rouillée. Il commence alors à rechercher d’autres objets dans les champs et les fermes, en sollicitant les habitants. Il les entrepose dans le grenier familial, qui devient son premier musée, et organise même des visites pour ses proches.
Devenu propriétaire de deux musées, l’un à Neuville-Saint-Vaast et l’autre au sommet de la colline de Notre-Dame-de-Lorette, il continue d’enrichir et de faire connaître ses collections. Celles-ci sont régulièrement prêtées pour des expositions, dont 32 en 2018, ainsi que pour des tournages. Pour le film *Au revoir là-haut*, Monsieur Bardiaux a notamment fourni le casque porté par Albert Dupontel, du matériel chirurgical, plusieurs canons et le périscope de la petite-fille.
Le nombre exact de pièces demeure difficile à établir, malgré l’existence d’un inventaire détaillé. Les objets servent à composer les mises en scène du musée. Selon Monsieur Bardiaux, ils sont authentiques et ont tous appartenu à un soldat, ce qui explique l’importance qu’il accorde à leur conservation.