Le Musée du Poilu et de l’Artisanat des Tranchées présente les réalisations fabriquées par les soldats français pendant la Première Guerre mondiale. Lorsque le conflit éclate en août 1914, beaucoup partent en pensant revenir rapidement chez eux. Mais la guerre s’enlise et, dans les tranchées comme à l’arrière, durant les périodes de repos, les poilus confectionnent de nombreux objets.
Ces productions répondent d’abord à des besoins pratiques : les briquets remplacent les allumettes rendues inutilisables par l’humidité, tandis que les lampes et les bougeoirs servent à s’éclairer. Les soldats fabriquent également des cannes, puis des objets destinés à leurs proches, tels que des timbales, des bracelets, des cadres photographiques, des parures de bureau ou des vases. Ces activités permettent aussi de tromper l’angoisse et l’ennui.
À l’occasion des commémorations du centenaire de la mobilisation d’août 1914, plus de 1 000 objets sont exposés sur 420 m² : douilles sculptées, broderies, bagues, encriers, coupe-papiers, lampes, avions, casques miniatures et plumiers, ainsi que des objets rapportés de captivité. Des panneaux réunissent des cartes postales anciennes et des documents consacrés aux fronts, aux tranchées, aux événements et aux batailles. Des scènes reconstituent également un champ de bataille, un abri souterrain, la fabrication d’objets dans une tranchée, l’arrière du front et la captivité en Allemagne. L’exposition comprend enfin des vues stéréoscopiques.