Le Café des Tribunaux occupe depuis 1810 l’emplacement de l’ancienne auberge de l’Horloge. Son nom rappelle la présence de l’ancien tribunal, installé au XIXe siècle dans l’actuelle rue Victor-Hugo.
La façade actuelle a été restaurée en 1929 par les architectes Georges Feray et Louis Filiol. Son architecture, de style régionaliste, se distingue par un décor pittoresque évoquant le « vieux style normand ». Cette inspiration se manifeste notamment dans l’emploi de pans de bois, dans l’enseigne en fer forgé, ainsi que dans le clocheton et l’horloge qui animent la façade. La devanture comporte également un tonneau sculpté et une statuette représentant un ecclésiastique, placée dans une niche avec un tonneau à ses pieds.
Dès la Belle Époque, le Café des Tribunaux devient un établissement fréquenté. La bonne société en villégiature y côtoie des artistes français et britanniques. Oscar Wilde, Alfred Sickert et Jacques-Émile Blanche figurent parmi les personnalités qui l’ont fréquenté. Sickert et Blanche ont également représenté le café dans leur œuvre, et des toiles de Blanche sont conservées au Musée de Dieppe.