Conçus par Sir Reginald Blomfield, le cimetière St Sever et son extension comptent parmi les plus grands sites entretenus par la Commonwealth War Graves Commission en France. Un peu plus de 11 700 membres des forces du Commonwealth y reposent. La plupart sont morts pendant la Première Guerre mondiale.
Au cours de ce conflit, l’armée britannique établit des camps et des hôpitaux à la périphérie sud de Rouen. Grâce à ses installations portuaires et ferroviaires majeures, la ville devient l’une des principales bases arrière du Commonwealth. La quasi-totalité des hôpitaux rouennais reste en activité pendant pratiquement toute la guerre. Si certains militaires décédés dans ces établissements sont inhumés dans d’autres cimetières, la grande majorité est transférée au cimetière municipal de Saint-Sever.
L’augmentation du nombre de décès rend nécessaire l’aménagement d’une extension, dont les premières inhumations débutent en septembre 1916. La dernière a lieu en avril 1920. Durant la Seconde Guerre mondiale, Rouen retrouve un rôle de centre hospitalier. L’extension est alors de nouveau utilisée pour les sépultures de militaires du Commonwealth, parmi lesquels figurent de nombreux prisonniers de guerre morts pendant l’occupation allemande.