Eglise Saint-Germain

Informations

Coordonnées

Place de l'Eglise, 89110 La Ferté-Loupière

Histoire

L’église Saint-Germain fait partie du Réseau des Peintures Murales de Puisaye-Forterre.

L’Ă©glise Saint-Germain de La-FertĂ©-Loupière a Ă©tĂ© construite au tout dĂ©but du XIIe siècle. De cette Ă©glise primitive, il subsiste notamment le magnifique porche d’entrĂ©e de pur style roman et, de part et d’autre dans la nef principale, les trois premières arcades en plein cintre. Sur la croisĂ©e des transepts, prolongeant l’ascendance des toits de tuile, s’Ă©lève une fine flèche d’ardoise.
L’église est classée aux Monuments Historiques ainsi que ses remarquables peintures murales et une cloche datant du XIVe siècle.
Au fil des siècles, les constructions se sont élevées par superpositions :
Aux XIVe et XVe siècles, une Ă©glise gothique fut Ă©levĂ©e sur un second niveau. DĂ©truite avec la ville lors de la Guerre de Cent Ans, l’église fut Ă  nouveau relevĂ©e par Pierre de Courtenay dans le style ogival flamboyant de l’Ă©poque : ainsi les dernières arcades sont-elles de forme ogivale, de mĂŞme que les fenĂŞtres de la façade oĂą l’on peut encore remarquer quelques vestiges des vitraux primitifs. Dans le chĹ“ur, un reste de vitrail reprĂ©sente les armes de ce seigneur avec celles de sa femme, ce qui permet de penser que la reconstruction de l’église se fit entre 1471, date de son mariage avec Perrine de la Roche, et 1504, date de sa mort. Toutes les arcades s’appuient sur les piles en grès de l’Ă©glise romane, environ Ă  1,20 m du sol, car le dallage d’origine se trouve enfoui Ă  deux mètres de profondeur. Les chapiteaux des piliers sont ornĂ©s de motifs gĂ©omĂ©triques, de volutes et de dĂ©corations vĂ©gĂ©tales.
Au XVIIe siècle, l’Ă©difice connut une troisième Ă©lĂ©vation et de nouvelles transformations, comme la surĂ©lĂ©vation de la voĂ»te de la nef principale, l’élargissement et le rehaussement des bas-cĂ´tĂ©s, ainsi que l’éclairement par la lumière naturelle Ă  travers des fenĂŞtres Ă  arc bombĂ©.
Au XIXème siècle, les voĂ»tes du chĹ“ur et celles des deux chapelles furent remplacĂ©es par les voĂ»tes Ă  berceau actuelles, beaucoup plus hautes ; leurs fenĂŞtres furent alors aveuglĂ©es, tout comme celles de la nef. Près de celle qui Ă©claire le bas-cĂ´tĂ© droit se trouve une porte basse avec son linteau ornĂ© d’un arc en accolade. Derrière l’autel dans le chĹ“ur, la grande verrière du fond prĂ©sente un vitrail rĂ©alisĂ© en 1889. Signalons enfin le magnifique escalier Ă  vis du XVe siècle dans la chapelle de gauche.
L’Ă©glise abrite une exceptionnelle Danse Macabre parmi les rares danses existant en France. Elle est prĂ©cĂ©dĂ©e d’un Dict des Trois Morts et des Trois Vifs. Sous cet ensemble qui occupe tout le mur nord ont Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©s un Saint Michel terrassant le Dragon et une Vierge de l’Annonciation. Ces quatre peintures murales remontent Ă  la fin du XVe siècle et au XVIe siècle. La Danse Macabre se dĂ©veloppe sur 25 mètres de long et met en scène 42 personnages. Elle s’ouvre sur un Ă©crivain assis qui enregistre les personnages sur son parchemin. Viennent ensuite trois squelettes musiciens qui rythment une terrifiante sarabande. Puis le cortège dĂ©file, formĂ© de 19 couples de Vivants, chacun escortĂ© par son Mort. Cet ensemble de clercs et de laĂŻcs reprĂ©sente toute la hiĂ©rarchie sociale de l’époque. Les Vivants se dĂ©tachent sur un fond blanc, vĂŞtus de costumes colorĂ©s aux harmonies d’ocres, de terres, de verts, de roses et de violets. L’expression des visages reflète la peur des Vivants face Ă  leur mort grimaçante. La Danse Macabre dĂ©livre un triple message : la mort est inattendue, inĂ©vitable et surtout, elle rĂ©tablit l’Ă©galitĂ© entre tous les hommes.
La raretĂ© du thème de la Danse Macabre – on n’en dĂ©nombre que six en France – ainsi que la qualitĂ© exceptionnelle de l’œuvre, font de l’Ă©glise de La FertĂ©-Loupière un des attraits majeurs de la rĂ©gion. L’église Saint-Germain fait partie du RĂ©seau des Peintures Murales de Puisaye-Forterre.
Dès 1911, les Monuments Historiques classaient l’église de La Ferté-Loupière et ses peintures murales. En 2009, celles-ci valurent à la commune d’être la lauréate du Grand Prix de la Fondation Prince Louis de Polignac.

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