En ce lieu, se tenait une nécropole carolingienne, dont des sarcophages ont servi à la construction d’une première église d’art roman primitif au début du 11e siècle.
Hubert de Vendôme (1006–1047), évêque d’Angers résidant régulièrement dans la résidence épiscopale du château d’Angers, fit construire cette église. Villevêque signifie la ville de l’évêque.L’orientation du bâtiment est classique, d’ouest en est. Le soleil se levant à l’est, en entrant, nous cheminons des ténèbres, l’ouest, vers la lumière, l’est.
De grandes fenêtres, ornées de vitraux où l’on reconnaît Saint-Georges terrassant le dragon ou la crucifixion de saint André, éclairent l’édifice.La nef unique de 26,20 m de long sur 8,20 m de large est de même influence architecturale que la cathédrale d’Angers et l’église du Lion d’Angers, deux édifices liés à Hubert de Vendôme.La voûte en bois, témoin du roman primitif, porte sur l’une des poutres la date de 1771, date de la reconstruction.À l’entrée de la nef à gauche, se trouve des fonds baptismaux en marbre noir.
De l’autre côté à droite, est exposé l’ancien mécanisme de l’horloge de l’église. Vestige assez rare, car le mécanisme étant très lourd, on avait l’habitude lors d’un remplacement de l’horloge, de le jeter du clocher où il était récupéré par des ferrailleurs. Le cadran porte la signature « Lemée » 1908, celle de l’horloger, natif de Villevêque.
Sous cette horloge, au sol, se trouve une dalle funéraire portant les inscriptions en latin dont la traduction serait : « ici repose Pierre Favre, prêtre de cette église. Il est mort le 10 août 1720 usé par le travail et non par l’âge, qu’il repose en paix. »
Plus haut dans la nef à droite, se trouve dans une chapelle dédiée à la Vierge Marie, un orgue polyphone de Louis Debierre restauré en 2013 et 2025.Le chœur à fond plat, est décoré de vitraux retraçant la vie de Saint-Pierre.
Un très bel autel « tombeau » de marbre noir, grenat et blanc, élevé en 1773 par l’architecte Pierre Robin est décoré d’un agneau Pascal. C’est l’agneau immolé lors de la libération du peuple d’Israël de l’Égypte devenu symbole de la Pâque juive. Il évoque aussi le sacrifice de Jésus-Christ, qui, comme un agneau a été crucifié. L’autel est le symbole du sacrifice mais aussi de la résurrection de Jésus.N’hésitez à monter à la tribune, en haut de l’escalier, on trouve un très beau bénitier de marbre rouge sur la face duquel est gravé un motif.Le clocher, construit à la fin du 11e siècle, placé latéralement à la nef, est à trois étages dont deux décorés de arcades aveugles et le troisième à double baies cintrées portées sur une colonnette avec chapiteau.De l’autre côté de la rue, se trouve le presbytère de la fin du 12e début du 13e. A l’origine, c’est un bâtiment rectangulaire à un seul niveau de style roman. Il a été remanié et surélevé au 15e. Sur une des façades on retrouve les traces de la surélévation.
Il est maintenant un lieu d’exposition Nov-ArtOn peut continuer la visite en allant admirer le château des évêques…





