Église Saint-Hilaire

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Caractéristiques

Coordonnées

5, rue d'Angers 49460 Cantenay-Epinard

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Histoire

L’église de Cantenay-Epinard n’a pas toujours été située au lieu actuel. Au Moyen-Âge, le centre de la paroisse se trouvait au Vieux-Cantenay, où des vestiges de l’ancienne église, dédiée à saint Hilaire, existent toujours dans la propriété appelée la Hautvraie. Située près des prairies qui longent la Sarthe, cette église se retrouvait souvent entourée d’eau. Le prêtre et les fidèles étaient obligés de prendre la barque pour célébrer la messe. Lorsque le cimetière qui l’entourait se trouvait inondé, on utilisait un cimetière provisoire, hors d’atteinte des crues : la croix de Moulivet en marque encore l’endroit.

A Epinard, une petite chapelle dédiée à saint Sébastien existait depuis l’antiquité, presque à l’endroit de l’église actuelle. En 1444, l’abbesse du Ronceray, dont dépendait le village, obtint l’autorisation d’y faire célébrer la messe une fois par semaine, et chaque jour lorsque l’église paroissiale était inondée.

Au fil du temps, les habitants de Cantenay se sont regroupés à Epinard, situé plus en hauteur. En 1790, les deux paroisses sont regroupées en une seule commune : Cantenay-Epinard. La chapelle Saint-Sébastien, qui n’était plus qu’une grange, fut détruite en 1807 lors de l’édification de la nouvelle église paroissiale. Elle remplace celle de Cantenay et reprend son nom d’église Saint-Hilaire. La construction de l’église, de style néo-grec, et de la cure qui surplombait l’actuelle place du presbytère, fut achevée en 1810.

En 1861-1862, l’église fut entièrement restaurée, agrandie et dotée d’un clocher. Cette restauration, dont les frais sont totalement pris en charge par la commune, change totalement l’ensemble de l’édifice : on pourrait dire que l’église est neuve. La première cloche fut mise en activité en 1873.

En 1898, à l’initiative des demoiselles Berthe et Marie Logerais, des travaux d’amélioration et de réfection furent entrepris. On ajouta des contreforts, on perça des fenêtres romanes, on refit l’intérieur : voûtes et colonnes des bas-côtés.

Les clés de voûte portent les blasons de l’évêque et du pape de l’époque :

Sur celui de Mgr Rumeau nous voyons une gerbe dorée avec la devise « Pater et custos » qui signifie père et protecteur.

Sur celui du pape Léon XIII, nous voyons une étoile filante avec la devise « Lumen en Coelo » qui signifie une lumière dans le ciel.

Tout fut réalisé aux frais des demoiselles Logerais, qui devinrent propriétaires de l’église. Elles en firent don à la commune en 1903. Elles financèrent par ailleurs la construction de l’école Sainte-Anne en 1904. La rue Logerais, qui monte face au portail de l’église, rappelle le nom de ces généreuses donatrices, alors propriétaires du manoir de Maulny et de nombreuses fermes de Cantenay-Epinard. Lors du décès d’un jeune frère, elles firent ériger une chapelle près d’une de leurs fermes, non loin du château. Plus tard, elles y furent elles-mêmes inhumées ainsi que les membres de leur famille.

En 1920, un incendie dans le clocher détruisit la charpente. Le toit actuel est beaucoup moins effilé que celui d’origine, dont la flèche culminait à 35 mètres de hauteur.

Anecdote

  • Un poisson dans le bénitier ! Lorsque l'église paroissiale était située au Vieux-Cantenay, à chaque crue, elle devenait inabordable. Chaque hiver, l'eau recouvrait l'autel. En 1657, elle rentrait d'un pied et quatre doigts par le vitrail. On raconte qu'un brochet surpris par la baisse des eaux fut capturé dans le bénitier.
  • Au feu ! Le 21 septembre 1920, l'orage frappait le clocher. En grimpant aux plus hautes poutres, si monsieur Voisine avait disposé d'une seringue remplie d'eau, il aurait pu sauver la flèche du clocher, son horloge et ses 4 cloches : seuls quelques nids brûlaient. Les pompiers, prévenus par un cycliste, sont arrivés bien tard : les cloches à demi fondues se sont brisées au sol.
  • Monsieur le curé ne s'est pas réveillé La paroisse de Cantenay-Epinard avait un prêtre si passionné de musique qu'on pouvait l'entendre jouer de l'orgue jusque très tard dans la nuit. Si bien qu'un matin, victime de sa passion, monsieur le curé ne s'est pas réveillé pour célébrer les obsèques d'un pauvre paroissien qui fut dont mené au cimetière sans être passé par l'église.
  • Un recyclage réussi C'est grâce au talent de menuisier d'un habitant de Cantenay que notre chaire, qui s'abîmait à la cave, a trouvé une seconde vie : ses belles boiseries sculptées ornent désormais les deux ambons d'où le prêtre et les lecteurs s'adressent à l'assemblée.

Énigmes

Énigme 1

La main gauche de la statue de saint Hilaire est cassée. Quel accessoire devrait-elle tenir ? (Comparez avec le grand vitrail au-dessus de la tribune).

Une crosse d'évêque. Elle rappelle le bâton du berger qui guide son troupeau vers les pâturages.

Énigme 2

A quel groupe de statues voit-on Marie enfant ?

Elle est représentée près de sainte Anne, sa maman, en train de lire, sans doute un passage de la bible.

Énigme 3

Quel vitrail représente un roi ?

A droite du chœur, on peut voir saint Edouard, dit Edouard le Confesseur, roi d'Angleterre de 1042 à 1066.

Énigme 4

A quel détail reconnait-on la statue de saint Pierre ?

Il tient les clés du paradis car Jésus lui a confié son Eglise : " Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux." (Matthieu 16)

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