Bienvenue dans lâĂ©glise Saint-Aubin de Seiches-sur-le-Loir !
Prenez quelques instants pour regarder autour de vous. Depuis prÚs de neuf siÚcles, cette église accompagne la vie des habitants de Seiches et des voyageurs qui longent le Loir.
Avant mĂȘme lâĂ©glise actuelle, il existait ici une modeste Ă©glise en bois. Nous sommes au XIá” siĂšcle. Ă cette Ă©poque, le village de Seiches se compose de deux bourgs : Cipia, prĂšs du Loir, et Suette, situĂ© sur la route entre Angers et Le Mans. Le site est dĂ©jĂ important depuis lâĂ©poque gallo-romaine.
En 1028, le puissant comte dâAnjou Foulques Nerra confie cette paroisse naissante aux religieuses de lâabbaye du Ronceray dâAngers. En 1060, une nouvelle Ă©glise en bois est reconstruite et dĂ©diĂ©e Ă Saint Aubin.
LâĂ©glise que vous dĂ©couvrez aujourdâhui date principalement du XIIá” siĂšcle. Au fil du temps, elle a connu des transformations mais aussi des pĂ©riodes difficiles. Au 17e siĂšcle, elle Ă©tait dans un Ă©tat dâabandon inquiĂ©tant avant dâĂȘtre restaurĂ©e par le prieur de lâĂ©poque. La nef quant Ă elle a Ă©tĂ© dĂ©molie et reconstruite en 1860.
Sur votre droite se trouve la chapelle Sainte-Anne. Elle conserve des Ă©lĂ©ments parmi les plus anciens de lâĂ©glise. Vous y dĂ©couvrirez un remarquable ensemble du 15e siĂšcle reprĂ©sentant Sainte Anne, la Vierge Marie et lâEnfant JĂ©sus. Cet ensemble provenait autrefois dâune chapelle voisine, la chapelle Notre-Dame de la Garde prĂšs du chĂąteau du Verger.
Dans le chĆur du 13e siĂšcle, vous pouvez admirer une Ă©lĂ©gante voĂ»te gothique angevine Ă 8 nervures, typique de la rĂ©gion. Cette architecture donnait beaucoup de hauteur pour se rapprocher un peu plus du ciel.
Au-dessus du chĆur, une grande statue de Saint Aubin veille sur lâĂ©glise. NĂ© au 5e siĂšcle, Saint Aubin renonça Ă une vie noble pour devenir moine prĂšs de Saumur, puis Ă©vĂȘque dâAngers malgrĂ© sa rĂ©sistance. Il consacra sa vie aux pauvres, aux malades et aux plus fragiles. On raconte quâil rachetait des esclaves pour leur rendre leur libertĂ©. Son message reste encore actuel, « lâĂąme a, comme le corps, besoin dâune nourriture frĂ©quente ».
De chaque cĂŽtĂ© de la statue de Saint Aubin, nous trouvons deux vitraux de 1863 reprĂ©sentant La Vierge et lâEnfant et Saint Joseph.
A gauche du chĆur, prenez le temps dâobserver la PietĂ en pierre polychrome. Cette sculpture reprĂ©sente Marie tenant le corps du Christ aprĂšs la crucifixion. Pendant la RĂ©volution française, elle fut cachĂ©e dans le soubassement de lâautel pour la protĂ©ger. OubliĂ©e pendant prĂšs de deux siĂšcles, elle fut retrouvĂ©e en 1964 lors des travaux liĂ©s aux rĂ©formes du Concile Vatican II. Comme un trĂ©sor retrouvĂ©, elle tĂ©moigne de la foi fidĂšle des habitants de Seiches.
Avant de quitter lâĂ©glise, regardez la lumiĂšre entrer par les vitraux, Ă©coutez le calme du lieu. Depuis des siĂšcles, des gĂ©nĂ©rations dâhommes et de femmes viennent ici dĂ©poser leurs joies, leurs inquiĂ©tudes, leurs priĂšres et leurs espĂ©rances.





