En entrant dans lâĂ©glise, laissez-vous imprĂ©gner par son charme dâantan que procure sa voĂ»te lambrissĂ©e, ses vieux bancs de bois et ses anciens carreaux de terres cuites. La sobriĂ©tĂ© de son dĂ©cor est propice au recueillement.
Lâorigine de cette petite Ă©glise est attestĂ©e dĂšs 1080. De cette Ă©poque lointaine sont seulement conservĂ©s quelques murs visibles Ă lâextĂ©rieur. Elle a Ă©tĂ© reconstruite en 1491, par Jean BourrĂ©, propriĂ©taire du chĂąteau du Plessis-BourrĂ©. Une chapelle seigneuriale lui Ă©tait dĂ©diĂ©e dans le chĆur. LâĂ©cusson Ă ses armes en marque lâentrĂ©e.
En avançant dans la nef, la chaire attire tout dâabord notre regard. En face, Ă©tait toujours accrochĂ© un crucifix pour que le prĂȘtre ait les yeux fixĂ©s sur le Christ tout en parlant Ă ses fidĂšles. Celui-ci date du XVIIIĂšme siĂšcle. De part et dâautre, des statues tĂ©moignent de la piĂ©tĂ© populaire des fidĂšles.
Nous reconnaissons facilement sainte Jeanne dâArc, patronne de la France, portant armure et Ă©tendard. Le culte Ă cette jeune fille de Lorraine, qui a permis la victoire française sur les anglais lors de la guerre de cent ans, a connu un nouvel essor lors de sa canonisation en 1920, soit prĂšs de 500 ans aprĂšs sa mort.
A gauche, Sainte Anne, grand-mÚre de Jésus, représentée comme éducatrice de sa fille, la Vierge Marie. Nous reconnaissons également Saint Antoine de Padoue, traditionnellement invoqué pour retrouver des objets perdus. Contemplons ensuite le Christ montrant son Coeur Sacré. En face Sainte ThérÚse de Lisieux est également vénérée comme patronne des missions et patronne secondaire de la France.
Les retables sĂ©parant la nef du chĆur sont dĂ©diĂ©s Ă la Vierge Marie et Ă Saint Blaise.
La poutre de gloire en mĂ©tal qui sĂ©pare la nef du chĆur date du XIXĂšme siĂšcle. Les deux vitraux datent de 1971.
Si la porte de la sacristie est ouverte, vous pourrez admirer deux anciennes statues de Saint François dâAssise et saint Jacques du XVIĂšme. Sây trouve aussi un reliquaire en bois peint et dorĂ© en forme de bras, appelĂ© « bras de Saint Blaise ». Il date de 1501 et contient les reliques de Saint Blaise, Saint Vincent et Saint Nicolas.
Plusieurs statues ornent le chĆur : Saint Joseph, Ă©poux de Marie et pĂšre adoptif de JĂ©sus, portant un lys, symbole de puretĂ©. Saint Martin de Vertou, Ă qui lâĂ©glise est dĂ©diĂ©e, est un moine du VIIĂšme siĂšcle qui a Ă©vangĂ©lisĂ© le diocĂšse de Nantes. Sa rĂ©putation de thaumaturge, câest-Ă -dire faisant des miracles, a fait que son culte sâĂ©tend jusquâen Anjou.
Lorsque vous ressortirez, nâhĂ©sitez pas Ă faire le tour du cimetiĂšre qui entoure lâĂ©glise sur 360°, il a permis son inscription Ă l’Inventaire SupplĂ©mentaire des Monuments Historiques en 1970. Vous pourrez y dĂ©couvrir quelques pierres tombales remarquables.
Le nouveau clocher a Ă©tĂ© construit en 1858. Prenez le temps de regarder les modillons sculptĂ©s qui soutiennent la corniche. Chacun dâeux est unique et reprĂ©sente des visages humains ou fantastiques.
La paroisse Saint-Jean 23 ainsi que le relais de Soulaire-et-Bourg vous remercient de votre visite.




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