Église Saint-Aubin

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Monuments historiques

Caractéristiques

Coordonnées

Chemin des vallées 49140 Seiches-sur-le-Loir

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Histoire

Bienvenue dans l’église Saint-Aubin de Seiches-sur-le-Loir !

Prenez quelques instants pour regarder autour de vous. Depuis près de neuf siècles, cette église accompagne la vie des habitants de Seiches et des voyageurs qui longent le Loir.

Avant même l’église actuelle, il existait ici une modeste église en bois. Nous sommes au XIᵉ siècle. À cette époque, le village de Seiches se compose de deux bourgs : Cipia, près du Loir, et Suette, situé sur la route entre Angers et Le Mans. Le site est déjà important depuis l’époque gallo-romaine.

En 1028, le puissant comte d’Anjou Foulques Nerra confie cette paroisse naissante aux religieuses de l’abbaye du Ronceray d’Angers. En 1060, une nouvelle église en bois est reconstruite et dédiée à Saint Aubin.

L’église que vous découvrez aujourd’hui date principalement du XIIᵉ siècle. Au fil du temps, elle a connu des transformations mais aussi des périodes difficiles. Au 17e siècle, elle était dans un état d’abandon inquiétant avant d’être restaurée par le prieur de l’époque. La nef quant à elle a été démolie et reconstruite en 1860.

Sur votre droite se trouve la chapelle Sainte-Anne. Elle conserve des éléments parmi les plus anciens de l’église. Vous y découvrirez un remarquable ensemble du 15e siècle représentant Sainte Anne, la Vierge Marie et l’Enfant Jésus. Cet ensemble provenait autrefois d’une chapelle voisine, la chapelle Notre-Dame de la Garde près du château du Verger.

Dans le chœur du 13e siècle, vous pouvez admirer une élégante voûte gothique angevine à 8 nervures, typique de la région. Cette architecture donnait beaucoup de hauteur pour se rapprocher un peu plus du ciel.

Au-dessus du chœur, une grande statue de Saint Aubin veille sur l’église. Né au 5e siècle, Saint Aubin renonça à une vie noble pour devenir moine près de Saumur, puis évêque d’Angers malgré sa résistance. Il consacra sa vie aux pauvres, aux malades et aux plus fragiles. On raconte qu’il rachetait des esclaves pour leur rendre leur liberté. Son message reste encore actuel, « l’âme a, comme le corps, besoin d’une nourriture fréquente ».

De chaque côté de la statue de Saint Aubin, nous trouvons deux vitraux de 1863 représentant La Vierge et l’Enfant et Saint Joseph.

A gauche du chœur, prenez le temps d’observer la Pietà en pierre polychrome. Cette sculpture représente Marie tenant le corps du Christ après la crucifixion. Pendant la Révolution française, elle fut cachée dans le soubassement de l’autel pour la protéger. Oubliée pendant près de deux siècles, elle fut retrouvée en 1964 lors des travaux liés aux réformes du Concile Vatican II. Comme un trésor retrouvé, elle témoigne de la foi fidèle des habitants de Seiches.

Avant de quitter l’église, regardez la lumière entrer par les vitraux, écoutez le calme du lieu. Depuis des siècles, des générations d’hommes et de femmes viennent ici déposer leurs joies, leurs inquiétudes, leurs prières et leurs espérances.

Anecdote

  • Le clocher de l’église est surmontĂ© d’une flèche octogonale lĂ©gèrement torse. Cette particularitĂ© architecturale intrigue encore aujourd’hui les visiteurs. Certains y voyaient autrefois un symbole spirituel : une flèche qui semble s’élever vers le ciel dans un mouvement vivant.
  • En mars 1649, Saint Vincent de Paul traverse la rĂ©gion sous une pluie battante pour rejoindre Angers. En franchissant un guĂ© près de Seiches, son cheval manque d’être emportĂ© par les eaux. TrempĂ© mais sain et sauf, il trouve refuge dans une auberge du village de Suette. TouchĂ©e par sa prĂ©sence, l’aubergiste rassemble alors les enfants du village pour qu’il leur fasse le catĂ©chisme. Une simple halte de voyage devenue moment de foi et de partage.

Énigmes

Énigme 1

Dans l’église se trouve une relique incluse dans une statue. Laquelle ?

Il s’agit de celle de Saint Antoine de Padoue au fond de l’église. La relique est incrustée dans le socle de la statue.

Saint Antoine, prêtre et docteur de l'Église est né à Lisbonne. C'est en Italie et dans le midi de la France qu'il exerça le ministère de la prédication, en attirant un grand nombre de personne.  A la demande de saint François d'Assise, il enseigna à ses frères la théologie à Padoue, où il mourut en 1231.

Énigme 2

Le Chemin de Croix dans la nef est amputé de 3 stations. Lesquelles ?

Il manque les stations 1 (Jésus est condamné à mort), 13 (Jésus est descendu de la croix) et 14 (Jésus est mis au tombeau).

Le chemin de croix retrace le chemin suivi par Jésus-Christ à Jérusalem, depuis sa condamnation jusqu'à son crucifiement .

Énigme 3

A quoi voit-on que Saint Aubin était évêque ?

Il porte une mitre et une crosse. La mitre est un symbole de dignité, d'autorité et de sainteté.
La crosse renvoie à l’image de Jésus en tant que « bon Pasteur » et indique la fonction de l'évêque de prendre soin du peuple chrétien.

 

Énigme 4

Une très grave épidémie est évoquée dans l’église. Laquelle ?

La peste qui a sévi à Venise de 1575 à 1777 comme évoqué dans le bas-relief situé sous l’autel surmonté d’une statue de Saint Gaétan de Thiène (1480-1547). Ce prêtre italien se consacra aux œuvres de charité, en particulier aux souffrants de maladie incurable, encouragea des associations pour la formation chrétienne des laïcs et, pour la réforme de l'Église, fonda un institut de prêtres, les Théatins.

Remarque : dans une archive personnelle, une habitante de Seiches du début du 20e siècle évoque une épidémie de peste à Seiches de 1624 à 1638 causant de nombreux décès. La peste a disparu de l’Anjou après 1640.

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